Julian Alaphilippe, avant les Mondiaux : « Je suis prêt à me battre »

Julian Alaphilippe est arrivé en Australie avec plein de bonnes intentions dans ses bagages. (B. Papon/L'Équipe)

Blessé sur la Vuelta, Julian Alaphilippe n'est pas arrivé dans les meilleures conditions en Australie et avec moins de garanties que lors des deux éditions précédentes, titre mondial à la clé. Mais il se croit capable de peser sur la course dimanche.

« Comment vous sentez-vous ?
J'ai beaucoup de motivation, je suis plutôt relax. Je n'arrive pas dans les meilleures conditions, c'est sûr, je me suis blessé sur la Vuelta, une fois de plus cette saison, une fois de trop j'ai envie de dire. Quitter la Vuelta a été un coup dur, avec encore une blessure, la forme allait de mieux en mieux en plus, mais je m'en suis bien sorti avec cette dislocation de l'épaule, finalement je n'ai passé que quelques jours sans vélo. Cette saison, il y a eu plusieurs fois où j'ai eu envie de poser le vélo dans le garage et de passer à 2023, mais je suis content d'être avec les mecs, je suis prêt à me battre pour qu'on garde le maillot de champion du monde dans l'équipe.

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« Je me considère par contre capable de peser sur la course, d'aider les copains si besoin. Je suis un des leaders, pas le leader unique, ça me va. »

Vous êtes un peu moins le leader unique cette année, comment le ressentez-vous ?
Ça me va bien, de toute manière, je n'ai pas le choix. J'aurais aimé arriver dans d'autres circonstances, mais je crois que personne ne doute de mon état d'esprit. Je ne suis pas à 100 %, mais je suis là pour me faire mal, donner le meilleur. On a tous les profils dans cette équipe pour répondre aux exigences de ce circuit usant, même si on est peut-être moins favoris que les autres années. Après, je ne vais pas être pourri non plus, mais je n'ai pas les mêmes garanties. Je me considère par contre capable de peser sur la course, d'aider les copains si besoin. Je suis un des leaders, pas le leader unique, ça me va. J'ai à côté de moi des coureurs en pleine forme, on va jouer sur le collectif.

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Ressentez-vous tout de même un peu de pression ?
Non. La seule fois où j'en ai ressenti un peu, c'était peut-être à Imola il y a deux ans. L'an passé, je n'en avais pas, je voulais tout donner, mais surtout j'étais prêt à perdre, ce qui explique la façon de courir dans le final. Je pense que la tête va faire plus la différence que les jambes, mais je n'ai pas de pression.

Que pensez-vous du parcours ?
La bosse est plus dure que ce qu'elle en a l'air sur le papier. Donc certaines équipes vont peut-être vouloir faire un tempo pour déclencher le plus tard possible, mais si ça attaque tôt comme l'an passé, ce sera vraiment très dur. »