Julien Stéphan (Strasbourg) après la défaite à Ajaccio : « Mon cas personnel n'est pas important »

Julien Stéphan n'a pas voulu évoquer son avenir après la défaite à Ajaccio (2-4). (N. Luttiau/L'Équipe)

Apparu abattu après ce net revers chez un concurrent pour le maintien Ajaccio, l'entraîneur du RCSA Julien Stéphan a évacué la question de son avenir immédiat.

Comment expliquez-vous l'incroyable écroulement en quinze minutes de votre équipe, qui menait 2-0 et s'est inclinée 2-4 ?
Expliquer l'inexplicable, c'est difficile ! On avait réalisé l'entame de match rêvée, avec de bons placements sur le terrain et on avait su piquer quand il le fallait. Mais après le premier but encaissé (Belaïli, s.p., 33e), on s'est liquéfiés. Le match a tourné en une minute, où on concède l'égalisation sur l'engagement. Dans cette période, à chaque fois que les Ajacciens ont attaqué, ils ont marqué !

La fragilité défensive du RCSA n'est pas nouvelle, puisqu'il avait déjà concédé 14 buts sur ses six précédents matches...
On dégage beaucoup trop de fébrilité et quand cela se répète, ça devient très compliqué.

Et inquiétant, pour l'avenir de l'équipe, qui n'a que dix points et un seul succès après quatorze matches, comme pour le vôtre ?
Concéder autant de buts n'est pas rassurant, c'est clair. On n'a aucune excuse, le constat est bien là et il est très clair. Après, quand on est entraîneur, tous les matches sont importants. Mais mon cas personnel n'est pas le plus important. Il va falloir laver les têtes pour retrouver un niveau supérieur dans les performances individuelles et collectives. Et surtout réussir un gros match dimanche prochain (contre Lorient) devant nos supporters qu'on a beaucoup déçus ce samedi soir.


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Ressentez-vous de la colère contre vous-même et vos joueurs ?
De la colère, je ne sais pas. J'ai surtout des difficultés à expliquer de manière rationnelle ce qu'il s'est passé. Il y en a forcément un peu quand on se fait renverser comme ça. Mais la colère n'est pas bonne conseillère...


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