Kasper Hjulmand, sélectionneur du Danemark, sur le brassard « One Love » : « Le message n'est pas controversé »

Kasper Hjulmand, ce lundi en conférence de presse. (G. Bumstead/Reuters)

Le sélectionneur du Danemark, Kasper Hjulmand, ne comprend pas en quoi le port du brassard « one love » est un problème. Mais il attend de connaître les sanctions de la FIFA avant de savoir si son capitaine Simon Kjaer l'arborera bien pour le premier match contre la Tunisie, ce mardi (14 heures).

« La FIFA pourrait sanctionner d'un carton jaune les joueurs qui porteraient le brassard "one love". Qu'en pensez-vous ?
D'abord, ce ne doit pas être une décision des joueurs, imaginez-vous fouler la pelouse avant même le coup d'envoi avec un carton jaune, ce n'est pas possible. Nous avons déjà joué avec ce brassard notamment pour les compétitions de l'UEFA (en Ligue des Nations). Nous verrons ce qui se passera aujourd'hui pour les autres sélections qui ont annoncé qu'elles allaient jouer avec (notamment l'Angleterre). Mais les sanctions sportives et financières évoquées, notamment les sportives, ne peuvent pas être envisageables. Encore une fois, cela ne sera pas la décision des joueurs, mais celle de la fédération.

Comptez-vous prendre le risque avant votre entrée en lice contre la Tunisie, ce mardi ?
Il nous faudra attendre des réponses claires. Nous voulons savoir quelles sont les décisions, et ensuite, nous déciderons ce que nous ferons.

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Comprenez-vous toute cette attention autour du brassard ?
Non pas du tout. Le message n'est pas controversé, je ne pense pas. Je ne vois pas le problème. Nous avons déjà porté ce brassard.

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La sélection danoise a connu beaucoup de réussite ces derniers mois, avec notamment une demi-finale à l'Euro 2021. Quels sont ses objectifs sur ce Mondial ?
Notre rêve est de gagner quelque chose. Quand on participe à un tournoi, on veut toujours gagner. Sommes-nous les favoris ? Non, bien sûr. Mais on peut battre n'importe quelle équipe sur un match, je crois que nous l'avons montré au cours des derniers mois. Nous avons un groupe de joueurs de qualité, nous avons confiance en nous. Il faut rêver en grand. Il y a trois adversaires très différents dans ce groupe, chacun avec un style de jeu bien particulier. La France est la tenante du titre, c'est une des meilleures équipes du monde. L'Australie, nous l'avons déjà affronté, il y a quatre ans en Russie. C'est la première fois pour la Tunisie, en revanche. Mais nous avons beaucoup de respect pour ce football.

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Vous n'avez pas programmé de matches préparation contre une sélection africaine, vous n'en avez pas rencontré depuis des années. N'est-ce pas un risque avant de débuter votre Mondial contre la Tunisie ?
Je crois que nous avons été parmi les premiers pays qualifiés pour ce Mondial, et nous avons tout de suite cherché à trouver des adversaires dans le peu d'espace disponible dans le calendrier. J'ai de sérieux contacts au Ghana, c'est ma deuxième maison, mes frères africains. Mais ce n'était pas possible parce qu'il y avait des barrages là-bas, de nombreuses équipes n'étaient pas disponibles. Mais je pense que nous sommes prêts à jouer contre des adversaires différents. On sait affronter des équipes différentes, et s'adapter en cours de match. »

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