Pour Kevin Estre, pilote Porsche en GT, ces 24 Heures du Mans vont « avoir une influence sur la suite »

Kevin Estre vise un deuxième succès dans la Sarthe. (P. Huit/Presse Sports)

Pilote officiel Porsche depuis 2016, vainqueur de la catégorie LMGTE Pro aux 24 Heures du Mans 2018 et champion du monde en 2019, Kevin Estre vise un deuxième succès dans la Sarthe dimanche pour la dernière apparition de la 911 RSR puisque Porsche s'engagera dès l'an prochain en catégorie reine avec un prototype LMDh en développement que le Lyonnais espère bien piloter.

« Comment vous sentez-vous à l'approche de vos huitièmes 24 Heures du Mans ?
Bien ! Un peu nostalgique car ce sera la dernière fois qu'on roule au Mans avec cette GTE Pro, un peu frustré des deux dernières éditions car nous n'avions pas la performance pour jouer la gagne mais confiant en notre team. Je pense qu'on est difficile à battre sur la stratégie, la façon dont on aborde les courses, les pit-stops, ou encore la composition de notre équipage (il fait équipe avec le Danois Michael Christensen et le Belge Laurens Vanthoor). Je pense qu'on est forts, qu'on est difficile à battre (la numéro 92 a signé le meilleur temps des qualifications mercredi soir, grâce à Vanthoor). On fait tout pour être bien et se battre pour la victoire cette année.

Alors que Porsche réfléchit à la composition de ses équipages pour piloter son proto LMDh l'an prochain et que seuls l'Américain Dane Cameron et le Brésilien Felipe Nasr ont été annoncés pour l'instant, avez-vous le sentiment de jouer la suite de votre carrière ce week-end ?
Je ne pense pas jouer mais mon avenir sur cette course-là mais c'est évident qu'elle va être importante. J'ai toujours eu tendance à prendre toutes les courses comme ça, à me dire à chaque fois que je joue mon avenir, ce qui est à la fois un défaut et une qualité. J'ai construit ma carrière comme ça car je ne viens pas d'une famille aisée donc il a fallu que je montre à chaque fois ce que je valais pour avoir la possibilité de continuer et de devenir professionnel.

Quand on le devient, la pression retombe un peu car, normalement, notre avenir ne se joue pas sur une seule course mais sur une saison, mais Le Mans est un rendez-vous particulier et quand on prend le départ de cette course mythique au volant d'une Porsche officielle, c'est forcément pour gagner. Pour résumer, je ne sais pas si je joue ma carrière ici mais ma performance personnelle va avoir une influence sur la suite.

On dit toujours qu'en sport automobile il faut être au bon endroit au bon moment pour réussir sa carrière. Avec Porsche, votre équipe depuis 2016, qui s'apprête à rejoindre la catégorie reine, le timing semble idéal pour vous !
C'est sûr ! Être entré dans la maison Porsche début 2016 a été une première étape très importante dans ma carrière. J'ai gagné des courses avec eux et mon objectif, depuis que j'ai commencé ma carrière, est de jouer un jour la victoire au général aux 24 Heures du Mans. Cette annonce du programme LMDh m'a donné espoir et l'envie de faire encore mieux pour être de la partie.

Le timing est bon par rapport à mon âge (33 ans), mon expérience, le fait que je sois dans la maison depuis longtemps et que j'aie gagné des courses avec eux. Nos noms sont associés désormais, j'ai pas mal de choses positives de mon côté mais beaucoup d'autres facteurs entrent en jeu. En tout cas, j'ai l'impression d'avoir fait tout ce que j'ai pu pour mériter ce baquet. »

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