King Street lâche les Girondins de Bordeaux : "Une raison de l'érosion de l'intérêt pour le football est là, sous nos yeux"

·1 min de lecture

Les Girondins de Bordeaux ont été placés sous la protection du tribunal de commerce jeudi, l’actionnaire américain King Street lâchant le club en pleine tempête. Pour Virginie Phulpin, cela prouve une fois de plus qu’il y a des investisseurs qui n’ont rien à faire dans le football.

"Quelle semaine ! On pensait avoir touché le fond avec la Super Ligue, sa négation du sport et sa chute éclair. Mais non, on creuse encore. Jusqu’au fonds d’investissement King Street, haut représentant des bas-fonds du foot business et fossoyeur des Girondins de Bordeaux. Ce monument du foot français a brutalement changé d’adresse jeudi, de King Street au boulevard des illusions perdues. Enfin quand je dis brutalement, je parle du communiqué lapidaire du club : 'L’actionnaire a fait savoir qu’il ne souhaite plus soutenir le club et financer ses besoins actuels et futurs.'

Au moins c’est clair. Quand vous quittez le navire au moment où votre équipe lutte pour le maintien, quand les joueurs apprennent votre désengagement à leur descente d’avion pour un stage de la dernière chance, dans ces moments où tout le monde devrait être uni dans l’adversité, c’est bien que votre club et le football en général, sont les derniers de vos soucis. Un ultime communiqué de la honte et puis s’en va. Sans rien assumer. Après King Street, vous tournez à droite, et vous êtes dans l’impasse. C’est une fin brutale, oui, mais après une longue agonie.

Cela fait longtemps que les Girondins de Bordeaux ont entamé leur descent...


Lire la suite sur Europe1