L'écrivain Laurent Binet : "Federer est Dieu, mais mon dieu c'est McEnroe"

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Laurent Binet écrivait Civilizations, son troisième roman, récompensé l'an dernier par le grand prix de l'Académie française, lorsque l'entraîneur Antoine Benneteau lui a proposé un projet de Dictionnaire amoureux du tennis. "J'avais peur que Nadal, Djokovic ou Federer gagnent d'autres tournois du Grand Chelem et qu'on soit obligés de ­réécrire des tas de trucs. Finalement, le Covid a tout gelé et résolu notre problème." Le résultat, publié jeudi chez Plon, est réjouissant.

Pourquoi cet amour du tennis?
J'ai grandi dans les années 1980, un âge d'or avec la rock-starisation de Borg et McEnroe qui n'a pas d'équivalent, même avec Federer et Nadal. Une mythologie très forte et structurante pour moi. C'est l'un de mes angles d'écriture. Petit, la figure christique de Borg m'a ébloui, puis le service-volée de McEnroe m'a séduit. Son jeu, c'était très beau, du Leonard de Vinci. J'aime bien dire que Federer est parfait mais McEnroe unique. Sa personnalité de sale gosse me faisait marrer même si, dans le genre râleur, je préférais Connors. Ensuite, j'ai fait une pause de quinze ans pendant laquelle j'ai seulement suivi Sampras. On lui a reproché sa personnalité très falote mais je ne voyais que son jeu, sublime.

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De lire, dans une interview de Federer, qu'il est normal de rater parfois, ça m'a aidé sur le court et dans la vie

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Et Agassi?
À l'inverse d'Antoine ­ [Benneteau], j'ai toujours été un peu méfiant. En revanche, son autobiographie est bien. Je m'en suis tapé plein pour prépar...


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