L'Étape du Tour met en avant la lutte contre les accidents cardiaques du sportif

Pour mettre en lumière les problèmes cardiovasculaires, souvent dramatiques dans le sport, Marc Escudié, cycliste amateur passé proche de la mort à 40 ans, participe à l'Étape du Tour ce dimanche dans les Alpes.

DÉCÈS ÉVITÉ DE JUSTESSE
Marc Escudié a bien failli mourir. Un dimanche de novembre 2020, en pleine sortie solitaire de VTT, le quadragénaire ressent une douleur à la tête. « Comme si je mordais dans une glace », se souvient-il. Il finit quand même les quelques kilomètres de sa balade. En descendant de son vélo, il a tout d'un coup la poitrine en feu et ressent des douleurs insupportables aux bras. Ce n'est que quelques jours plus tard, aux urgences, qu'il apprendra qu'il a fait un infarctus à cause d'une artère bouchée à 90 %. « Quand on est sportif, on se pense invincible. Je faisais beaucoup d'excès mais je me disais que je compensais avec le sport, alerte cet ancien rugbyman de Fédérale 2. Mais, à un moment donné, ça ne pardonne pas. »

UNE COURSE EN DOUCEUR
À 43 ans aujourd'hui, Marc Escudié a pu reprendre le sport après s'être fait poser un stent et s'être assuré que son coeur n'avait pas de séquelles. Il lui est en revanche déconseillé de se mettre dans le rouge. Il n'ira donc pas chercher un chrono sur l'Étape du Tour, ce dimanche 10 juillet, entre Briançon et l'Alpe d'Huez. Il la courra tranquillement sous les couleurs de la Fondation Coeur & Recherche, en compagnie d'amis et d'Éric Meinadier, directeur médical de la Fédération française de cyclisme, et avec le soutien de Bernard Hinault. Un joli casting pour cette 30e édition de l'Étape du Tour, réunissant plus de 15 000 inscrits amateurs et internationaux voulant s'essayer à un morceau de la Grande Boucle dans les conditions des pros.

LA MORT SUBITE DU SPORTIF
Tous les sportifs amateurs n'ont pas la chance de Marc. En France, on estime qu'entre 800 et 1 200 sportifs sont victimes chaque année d'arrêt cardiaque pendant l'activité physique. Tous les âges peuvent être concernés par cette « mort subite du sportif », la faute à une malformation congénitale ou à une maladie coronarienne à partir de 35 ans. Si elle touche surtout le monde amateur, moins surveillé, certains sportifs professionnels ont malheureusement perdu la vie sur le terrain. Le cas le plus marquant reste celui du footballeur camerounais Marc-Vivien Foé, mort le 26 juin 2003 à Lyon. En cyclisme, le coureur belge Michael Goolaerts décédait le 8 avril 2018, à 23 ans, après un arrêt cardiaque en plein Paris-Roubaix.

lire aussi
Toute l'actualité du Tour de France.

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles