L’appel de Brune Poirson : « Face à la crise climatique, les entreprises ont un rôle citoyen à jouer »

© Ludovic Marin / AFP

Le mot « sobriété » est devenu un impératif sociétal. Tout le monde y va de son Plan de sobriété – gouvernement, collectivités territoriales, entreprises – et c’est bien normal : nous n’avons pas le choix ! Il a fallu près de 250 ans pour bâtir notre système économique ; nous en avons seulement 30 pour le repenser totalement et atteindre la neutralité carbone : nous devons donc faire preuve de méthode et de pragmatisme pour anticiper les besoins à venir. Dans le moment de bascule historique que nous vivons, il nous revient à tous de redéfinir notre modèle de société. Les entreprises, et en particulier les grands groupes, ont toute leur part à prendre dans ce chemin collectif vers la sobriété qui va bien au-delà du court-termisme. Pour elles, cela signifie redéfinir leur rôle au sein de la société.

Choisir la sobriété, c’est travailler à son acceptation. Car il ne s’agit pas seulement de passer le cap de l’hiver à venir. Il s’agit de dépasser l’opposition entre croissance et décroissance, qui favorise le statu quo et l’immobilisme, pour tracer une troisième voie moins confortable : celle de l’action. Or pour avoir les moyens de mettre en œuvre la sobriété, les entreprises doivent redéfinir leur rôle dans la société : proposer à leur clients un nouvel imaginaire et de nouvelles façons d’agir, même s’ils ne le demandent pas.

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Les entreprises doivent redéfinir leur rôle dans la société : proposer à leur clients un nouvel imaginaire et de nouvelles façons d’agir, même s’ils ne le...


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