L'AC Ajaccio jouera en Coupe de France au centre d'entraînement de Jura Sud

Tiago Cardoso Moura, attaquant brésilien de Jura Sud Foot (en bleu), au duel avec Naïl Vernet, défenseur de Limonest, lors du 8e tour de Coupe de France, disputé sur le terrain synthétique du stade Edouard-Guillon de Molinges le 30 novembre (1-1, 4-2 aux t.a.b.). (Philippe Trias/Le Progrès)

Sa pelouse de Moirans-en-Montagne étant impraticable, Jura Sud Foot reçoit l'ACA sur le synthétique de son centre d'entraînement, ce dimanche après-midi. Sans envisager cela comme un atout.

Le ciel est tombé sur la tête des Jurassiens, cette semaine. Au sens propre, avec les pluies diluviennes s'étant abattues sur le département depuis le début de semaine, comme au figuré, quand les joueurs de Jura Sud Foot ont appris la délocalisation de leur 32e de finale, vendredi matin, à quarante-huit heures seulement du coup d'envoi.

Valentin Guichard (32 ans), son défenseur central de 2004 à 2021, avant d'en devenir son entraîneur, explique qu'il n'y avait pas d'autre choix possible : « Dès qu'il pleut, le terrain de notre stade de Moirans-en-Montagne se transforme en sables mouvants, à cause d'un problème de drainage. Pour ne pas ternir l'image du club et du département en voyant Madame Frappart ne pas donner le coup d'envoi, on a demandé à la FFF de déplacer le match à dix kilomètres, sur le synthétique de notre centre d'entraînement de Molinges. Cela nous offre l'assurance que ce 32e de finale aura lieu. »

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S'ils continuent à s'entraîner sur pelouse naturelle, ses joueurs ont déjà disputé leurs trois derniers matches de National 2 à domicile sur synthétique, depuis novembre. De quoi avantager tout de même les Jurassiens ? « C'est rare, pour une Ligue 1, d'évoluer sur du synthétique, reconnait l'entraîneur du leader provisoire du groupe C de N2 (*). Mais cette surface permet de jouer plus vite. Elle ne va pas lisser l'écart de niveau entre les deux équipes et se révéler même préjudiciable pour nous. »

Deux mille supporters attendus, contre 400 en N2D'un point de vue technique, donc, mais aussi psychologique. À défaut du cadre pittoresque offert par le stade de Moirans-en-Montagne, posé à flanc de montagne et où ils demeurent invaincus cette saison, les « Marines » joueront un 32e de finale de gala dans leur... centre d'entraînement, où ils ont concédé leurs deux seules défaites. Malgré le soutien de plus de deux mille supporters - contre une moyenne de quatre cents en N2 - et son habillage aux couleurs de la FFF, le stade Edouard-Guillon, avec sa petite tribune assise et sa longue main courante, n'aura rien d'un coupe-gorge pour les Corses.

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Edmond Perrier, l'un des quatre coprésidents, rappelle toutefois un fait : « Alors que ce n'est pas du tout une volonté, on performe en Coupe de France ». Fondé seulement en 1991 par la fusion de plusieurs clubs, JSF a déjà atteint les 16es de finale à quatre reprises. Ancrés en National 2 depuis 2003 - « où l'on possède le plus petit budget depuis toujours (700 000€) », glisse encore Edmond Perrier - les Jurassiens aimeraient bien voir le ciel tomber sur la tête des Ajacciens, cette fois-ci.

(*) Troisième à trois points de JSF, le SC Lyon-la Duchère compte deux matches en retard.

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