Lamine Diack, l'ancien patron sénégalais de l'athlétisme mondial, devant les juges

Jacques Deveaux

Le procès est étalé sur dix jours. Il faut bien cela pour démêler les fils du dossier et en tirer les tenants et les aboutissants. En fait, six demi-journées de comparution sont programmées. Le tribunal devra déterminer la responsabilité de Lamine Diack dans un système de corruption, qui mêle sport, politique et prestige. Le Sénégalais de 85 ans a été pendant 16 ans, de 1999 à 2015, le tout puissant patron de l’athlétisme mondial (IAAF). A ce titre, il est accusé d'avoir retardé des sanctions pour dopage concernant des athlètes russes. Tout cela, bien sûr, moyennant finances.

Soutien à Maky Sall

Lamine Diack avait besoin d’argent. Pas pour lui, non, jure-t-il au juge Van Ruymbeke. Il s’agissait de faire battre le président du Sénégal Abdoulaye Wade, lors de l’élection présidentielle et les législatives de 2012. Diack avait besoin de fonds pour financer la campagne de l'opposant sénégalais de Wade, Macky Sall, l'actuel chef d’Etat.

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Cet argent, l’ancien maire de Dakar et ancien vice-président de l’Assemblée nationale du Sénégal, va le trouver auprès des Russes. Là est le cœur de la corruption, estimée à 1,5 million d’euros.

Dopage d'Etat

Car fin 2011, l’athlétisme russe entre dans un cyclone. Il est accusé d’avoir instauré un dopage généralisé, "sécurisé" par l’Etat. (...)

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