Comment l'analyste-vidéo s'est imposé dans les staffs des clubs

RMC Sport

À 2h30 du début du match, les joueurs de Chambly (L2) s’installent dans la petite salle d’un hôtel parisien, où se déroule leur mise au vert. Sur leurs chaises, plongés dans le noir, ils regardent attentivement la courte vidéo qui défile sur l’écran devant eux. Des extraits de matchs de leur adversaire du soir, Niort, agrémentés de petits schémas où d’explications, telles que "équipe qui frappe de loin", "mise en place de combinaisons sur coup franc"... Certains prennent des notes.

Le coach, Bruno Luzi, intervient parfois: "Ici, l’attaquant qui se retourne entre les lignes ce n’est pas possible". Il interpelle certains joueurs, les avertit. Au fond de la salle, Kévin Berrebi assiste à la scène. C’est son travail d’analyste vidéo qui est en train d’être diffusé: "Je dissèque les adversaires sur leurs points forts et leurs points faibles."

30h de travail pour 10 minutes de vidéos

Faire défiler pour accéder au contenu
Annonce

Pour chaque équipe, il se déplace ou se procure les vidéos des précédentes rencontres. Et il analyse tout: passes, tirs cadrés ou non, interceptions, d’où viennent les buts, comment ils sont inscrits... "C’est compliqué à quantifier, détaille-t-il. Pour une analyse collective on est sur 25h à 30h de travail, pour un rapport de huit à dix minutes au final".

Kevin Berrebi utilise un logiciel spécial sur son ordinateur portable. "Là, je me mets la rediffusion du match, et quand je vois une perte de balle, par exemple, j’appuie sur...

Lire la suite sur RMC Sport

A lire aussi

À lire aussi