L'Angleterre s'offre encore l'Australie

Marcus Smith inscrit le dernier essai anglais sous les yeux de Marika Koroibete. (Saeed Khan/AFP)

Vainqueur la semaine passée à Brisbane, le XV de la Rose a finalement remporté sa série de trois matches grâce à son succès ce samedi face à l'Australie (21-17).

L'Angleterre va mieux, incontestablement. En arrivant en Australie, elle était pourtant au plus mal après un tournoi des Six Nations raté, avec trois défaites consécutives... Vaincue lors du premier test alors qu'elle évoluait pourtant en supériorité numérique, elle est parvenue à se relever. Après son succès acquis la semaine passée à Brisbane, elle a récidivé ce samedi matin, à Sydney (21-17).

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Elle remporte donc la série, et s'offre une énorme bouffée de confiance à quelques mois du début de la Coupe du monde. Ce n'est pas encore l'Irlande (n°1 au classement mondial après sa deuxième victoire d'affilée en Nouvelle-Zélande ce samedi), mais il y a du mieux. Eddie Jones va aussi pouvoir partir tranquille en vacances, lui, qui est la cible de violentes critiques depuis des mois. Sa tête est régulièrement demandée. Il tient bon, et va tenir bon. Alors évidemment, tout ne fut pas parfait lors de ce voyage austral, et quelques-uns de ses choix seront débattus, voire moqués, comme celui de titulariser Danny Care, ce samedi, à la mêlée, pour un sixième changement en six matches à ce poste pourtant stratégique.

Care est passé à côté de son match, et il n'a même pas eu le loisir de terminer la première période, remplacé par le jeune Jack Van Poortvielt (21 ans), pourtant intéressant la semaine passée à Brisbane. Les décisions des sélectionneurs sont parfois illisibles. Quand Care a retrouvé le banc, l'Australie menait au score (10-3), grâce notamment à un essai de toute beauté inscrit par Tom Wright, intenable sur son aile, et inspiré avec ce une-deux d'école joué avec Nic White... Trois minutes après la sortie de Care, joueur des Harlequins, comme Marcus Smith, les Anglais concrétisaient un de leurs temps forts, avec une inspiration petit côté de Van Poortvielt, et une passe décisive pour Freddie Stewart, cet intelligent arrière, sprinteur infatigable, et joueur aux mains sûres sur tous les ballons aériens.

Le contre de folie de Marcus Smith

En tête à la pause, les Anglais surent conserver cette avance malgré une réaction australienne. En seconde période, les hommes d'Eddie Jones ont reculé, et subi, sans doute épuisés par l'accumulation des efforts consentis durant la saison, et donc dépassés par la fougue des entrants locaux (Folaun Fainga'a, Pete Samu). Mais les Anglais ont retrouvé une âme, un sens du collectif, et du sacrifice, une volonté de défendre ensemble, et de protéger leur ligne d'en-but.

Il suffit de voir l'engagement de Courtney Lawes, ou la rage d'Owen Farrell, pour comprendre qu'il se passe quelque chose dans cette sélection qui, il est important de le rappeler, était privée pour ce match d'Itoje, d'Underhill et de Curry, tous victimes de commotions lors des deux premiers matches.

Réalistes devant leur ligne, ils le furent aussi en attaque, à l'image de ce contre de folie de Marcus Smith, le phénomène des Harlequins, qui résista au retour de quatre Australiens (55e), pour le plus grand bonheur d'Eddie Jones, l'Australien, serein en conférence de presse depuis des mois malgré les défaites, les humiliations. Il a toujours clamé haut et fort que son quinze serait compétitif en France, à l'automne 2023... Le chemin est encore long mais l'Angleterre semble ne pas s'être trompée de direction.

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