L'audience des Girondins de Bordeaux devant le CNOSF reportée

Gérard Lopez, le président des Girondins de Bordeaux. (S. Mantey/L'Équipe)

Initialement prévue mardi, l'audience des Girondins devant le CNOSF, après leur appel de la rétrogradation administrative du club en National par la DNCG, a été reportée au 21 juillet, dans l'attente d'un jugement d'homologation du Tribunal de commerce de Bordeaux.

Auditionnée ce vendredi par le Tribunal de commerce de Bordeaux, la délégation des Girondins devra patienter jusqu'à mardi pour obtenir le jugement d'homologation de son dossier. Un dossier renforcé par l'accord obtenu par Gérard Lopez avec les créanciers du club (King Street et Fortress) pour réduire la dette de 75 % (de 53 à 13 M€) et une rallonge financière du président (14 M€ supplémentaires ajoutés en séquestre à la banque, en plus des 10 M€ déjà présents).

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La procédure d'appel de rétrogradation du club en National, qui devait se poursuivre mardi devant le Comité national olympique et sportif français (CNOSF), va donc de fait être retardée. Le passage des Girondins devant le CNOSF est reporté de deux jours, au jeudi 21 juillet.

Gérard Lopez, président de Bordeaux

« Tous ces délais entraînent des conséquences économiques et sportives pour le club »

Après les deux heures d'audition en centre-ville, Lopez, venu plaider sa cause avec son avocat Me Laurent Cotret, ainsi que de nombreux autres membres du club, parmi lesquels Rio Mavuba, actuel entraîneur adjoint des moins de 19 ans, a tenu une conférence de presse, en fin d'après-midi au Haillan. D'emblée, il a affirmé ne pas être satisfait de ce nouveau contretemps : « Tout cela nous pose problème à deux niveaux. Le niveau le plus important est de tomber sur la décision finale, qui j'espère sera juste. Cela influe sur les ventes de joueurs. Nous avons des offres conditionnées. Tous ces délais entraînent des conséquences économiques et sportives pour le club. Ce n'est pas une excuse. »

Compte tenu des nouveaux éléments ajoutés au dossier, le patron des Girondins a estimé qu'il était aujourd'hui « encore meilleur » que lors des deux premiers passages devant la DNCG, réaffirmant sa détermination à aller au bout du combat judiciaire, si nécessaire, y compris jusqu'en cassation si le CNOSF ne recommandait pas à la Fédération française de réintégrer Bordeaux en Ligue 2. « On veut que justice soit faite, rien d'autre, que la justice soit rendue, a conclu Lopez. Si le club venait à descendre en National, ce serait l'équivalent de la liquidation du club. À ce moment-là, c'est aussi une responsabilité fiduciaire. Il ne resterait pas d'autre choix que d'attaquer en dommages et intérêts auprès de la justice. »

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