Laurent Labit, avant France-Afrique du Sud : « Monter les curseurs dans l'intensité et l'engagement »

Laurent Labit, l'entraîneur de l'attaque du XV de France. (B. Paquot /L'Équipe)

L'entraîneur de l'attaque des Bleus Laurent Labit évoque le grand rendez-vous face à l'Afrique du Sud samedi à Marseille (21 heures). Il espère que son équipe va élever les curseurs par rapport à l'Australie, sans se cantonner au combat face aux rugueux Springboks.

« La prestation face à l'Australie (30-29) et l'adversaire de samedi pourraient-ils vous inciter à changer votre XV de départ samedi ?
Depuis quelques années, on n'est pas des adeptes des gros turnovers. On est assez fidèle à nos choix et on le restera pour caper les joueurs, qu'ils acquièrent une expérience et une maturité collectives. Samedi est un grand rendez-vous pour qu'ils gagnent encore plus en maturité et en expérience en vue de ce qui nous attend à la Coupe du monde dans un an.

À quel point ce rendez-vous face à l'Afrique du Sud est un révélateur pour cette équipe ?
On affronte les champions du monde. Quand on fait ce métier, joueur ou entraîneur, on veut se frotter aux meilleurs. Les champions du monde, ce sont eux. On veut continuer à se construire et à grandir face à un profil d'équipe qu'on n'a pas encore joué. L'an dernier, on affrontait la Nouvelle-Zélande en sachant qu'on les retrouverait en ouverture de la Coupe du monde le 8 septembre (2023). Là, on affronte un potentiel adversaire en quart de finale (du Mondial) donc c'est important pour nous d'être au niveau samedi.

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À quel match vous attendez-vous ?
On espère que les joueurs vont rester dans ce qu'on a décidé de faire. Il faudra être capable de monter les curseurs dans l'intensité et l'engagement au niveau de ce que propose l'Afrique du Sud mais il faudra combattre et jouer. Ne pas rester uniquement dans le combat et dans le terrain où ils voudront nous amener. Il faudra aussi chercher les espaces s'il y en a sur le terrain.

Comment avez-vous jugé le match de la charnière Dupont-Ntamack face à l'Australie ?
À l'image de notre équipe. On voulait bien faire mais on a eu des problèmes de connexion. Antoine et Romain n'avaient pas joué ensemble depuis six ou sept semaines. À ce niveau-là, ça fait beaucoup, surtout face à une équipe qui bosse ensemble depuis cinq mois. On savait qu'on allait avoir des difficultés, on n'a pas été surpris par ça. Je suis sûr que la charnière comme l'équipe sera beaucoup mieux samedi soir au Vélodrome.

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Damian Penaud a été décisif samedi face à l'Australie, qu'est-ce qui fait de lui un joueur à part ?
C'est un mec à part (sourire). On a l'impression qu'il est à côté, qu'il ne s'intéresse pas aux choses, que ce n'est pas un grand compétiteur. On a beaucoup d'impressions avec lui mais quand il y a match, il y a match, c'est un gros compétiteur. On l'a vu samedi.

Il vous surprend encore ?
Il nous surprend tous. Même le sélectionneur australien nous l'a dit après le match. Il fait partie des meilleurs joueurs du monde. Il est attendu mais il arrive encore à faire des différences, c'est là qu'on voit les grands joueurs. Comme d'autres dans l'équipe, quand vous arrivez à exceller quand le niveau monte, c'est que vous faites partie des joueurs hors norme. »

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