Lewis Hamilton s'est souvenu de la leçon du GP de Chine 2007

Fabien Gaillard
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Michael Schumacher n'est désormais plus seul. L'homme qui a déjà battu ses records mondiaux de poles et de victoires en Formule 1 est à ses côtés au nombre de titres de Champion du monde. Lewis Hamilton a coiffé une septième couronne avec la manière en signant la victoire au terme d'un Grand Prix de Turquie difficile mais où il aura étalé sa maîtrise malgré des conditions changeantes et un tracé piégeux.

L'émotion était vive pour ce qui constitue le 94e succès du Britannique et après quelques minutes de calme suite à son arrivée dans le parc fermé, félicité sur place par l'un de ses meilleurs ennemis, Sebastian Vettel, il s'est montré particulièrement disert au micro de Martin Brundle.

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"Je n'ai vraiment pas les mots. Naturellement, il faut que je commence en disant un immense merci à tous les gens qui sont ici, et à tous les gens qui sont à l'usine, dans nos deux usines et tous nos partenaires pour nous offrir cette opportunité. Je n'aurais pas pu faire ça si je n'avais pas rejoint cette équipe, et l'aventure dans laquelle nous sommes est monumentale, et je suis si fier de [Toto Wolff]."

Quand il lui est demandé si égaler Schumacher de cette manière le rendait fier, il répond : "Je veux dire, aujourd'hui, nous savions en abordant la course que nous avions déjà connu un week-end difficile. Nous n'étions pas immensément déçus de la position en qualifications, nous savions que nous étions en retrait et nous avons fait du mieux possible. Mais ensuite nous avons beaucoup appris, vous savez. C'est ce que nous faisons en tant qu'équipe, on ne se critique pas."

"Nous essayons d'améliorer notre communication, afin de pouvoir avancer, mais tout n'est pas toujours parfait, mais aujourd'hui, nous avons eu ce petit moment en début de course avec les pneus neufs, nous n'avons pas pu dépasser Seb pendant un moment et à ce moment-là, j'ai vu Albon s'éloigner et je me suis dit : 'Mon Dieu, cette course m'échappe et me file entre les doigts'. Mais j'ai continué à garder la tête baissée en pensant que je finirais par accélérer d'une manière ou d'une autre à un moment donné, et c'est ce que j'ai fait."

Pour autant, pensait-il encore à la victoire ? "Il y a eu un moment où, de toute évidence, Seb s'éloignait de moi. Et je n'arrivais pas à comprendre à ce moment-là ce qui se passait, alors je vérifiais ma température. Je ne savais pas si c'était parce que mes pneus surchauffaient ou parce qu'ils étaient trop froids, mais je suis passé à un endroit un peu plus sec. Je pense que j'ai traversé la phase vraiment rude du grainage du pneu et puis il a commencé à revenir, l'adhérence a commencé à revenir."

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"La piste séchait par endroits et j'ai amélioré mes trajectoires tout au long de la course. J'ai donc commencé à accélérer, puis Seb est entré au stand et pour moi, je savais que ce n'était pas le bon choix, personnellement, alors je suis resté en piste et comme les pneus devenaient de plus en plus lisses, c'est exactement ce qu'il fallait mais heureusement ce pneu intermédiaire conserve de la température. [...] C'était la meilleure décision."

En toute fin de course, Mercedes a proposé au Britannique, qui avait 25 secondes d'avance sur Pérez, de monter un nouveau train d'intermédiaires en prévision d'une potentielle averse. Mais Hamilton a refusé cela, faisant un clin à sa propre carrière et à une célèbre erreur qui a contribué à lui faire perdre le titre 2007, au Grand Prix de Chine. "Eh bien, souvenez-vous, j'ai perdu un Championnat du monde dans la ligne des stands. Donc j'ai appris ma leçon de 2007, ça c'est sûr. Et j'avais la sensation d'avoir la course sous contrôle, et l'adhérence était bonne, et j'aurais pu composer avec la pluie si elle était tombée."