La Liga féminine débutera ce week-end

Les championnes en titre du Barça recevront Tenerife au stade Johan Cruyff, samedi midi. (B. Paquot/L'Équipe)

Après avoir trouvé un accord avec la Liga féminine, les arbitres espagnols ont sifflé la fin de leur grève qui avait entraîné la suspension de la 1re journée du Championnat d'Espagne féminin le week-end denier. Le Barça, champion en titre, ouvrira le bal samedi midi contre Tenerife.

Le Championnat d'Espagne féminin démarrera ce week-end pour la première fois sous statut professionnel après la signature d'un accord avec les arbitres, dont la grève avait entraîné samedi la suspension de la première journée. Le Championnat débutera samedi à 12 heures avec une rencontre opposant le Barça, champion en titre, à Tenerife.

Dans un communiqué publié mercredi soir, la Liga F, nom du Championnat féminin, annonce que « le corps arbitral a fini par accepter la proposition de la Ligue. Cela va permettre la reprise de la compétition professionnelle de football féminin ce week-end » pour la 2e journée « après l'épisode honteux de la première journée qui n'aurait jamais dû avoir lieu », ajoute-t-elle.

La première journée prévue le week-end dernier avait été suspendue en raison d'une grève des arbitres, qui dépendent de la Fédération espagnole de football (RFEF) et réclamaient « l'obtention de conditions de travail proches de celles de la première division masculine ».

Les matchs de la 1re journée devront être reprogrammés

La Ligue a indiqué dans son communiqué avoir augmenté le niveau de rémunération des arbitres principales de 300 à 1 666 euros par match et celui des assistantes de 166 à 1 066 €.

Selon la Ligue, les arbitres et la RFEF exigeaient que les arbitres d'une rencontre soient rémunérées globalement 21 000 € par match, ce qui aurait représenté un coût de 5 M€ par saison.

« C'est 70 % des droits audiovisuels générés par la compétition », a dénoncé la Ligue, qui se félicite d'avoir ramené le « corps arbitral à la raison ». Dans un communiqué, la RFEF a annoncé pour sa part la création d'un fonds de retraite pour les arbitres qui sera financé par la fédération, le gouvernement, la Ligue et les clubs.