Ligue 1 - Les 6 qualités rêvées du successeur de Leonardo

Pour remplacer Leonardo, le PSG est à la recherche de l’oiseau rare. Nous en avons dressé le portrait robot. Les candidats sont nombreux, aucun n’est idéal.

Du bling-bling mais pas trop, un homme du cru mais qui a ses entrées partout, un connaisseur du foot qui sache se faire discret pour l'entraîneur... Un sacré mal de crâne estival : voilà ce qui attend QSI dans les semaines qui viennent pour trouver un successeur à Leonardo. Le Brésilien a laissé un trou béant dans l’organigramme du PSG. Le remplacer ne sera pas simple. Le PSG a besoin d'un homme doté de ses qualités et si possible sans ses défauts. Le portrait robot du candidat idéal donne le tournis. Voici les six qualités idéales qu'il devra réunir. Vous avez un nom ? Envoyez à la rédaction d'Eurosport, qui transmettra.

AVOIR UN NOM, UNE AURA INTERNATIONALE Le candidat idéal : David Beckham

C’est une condition sine qua none qui exclut d’entrée une promotion interne d’Olivier Letang, l’adjoint de Leonardo depuis septembre 2012. Le rayonnement international du PSG est un cheval de bataille de QSI. L'actionnaire ne peut se permettre de nommer un illustre inconnu aussi brillant soit-il. Pour la marque PSG, le poste de directeur sportif doit être incarné par une vraie personnalité du milieu, parce que Paris est au début de sa nouvelle histoire. Pour qu’elle ait un retentissement immédiat, elle doit être personnifiée par des stars. La solution idéale : David Beckham, le VRP de luxe du club parisien depuis son arrivée en janvier dernier. Son aura personnifie à lui seul la dimension mondiale du projet parisien. Aucun footballeur n’est plus connu que lui dans le monde. Zinedine Zidane aurait pu être une autre option il y a quelques semaines mais il est désormais lié au Real (aux côtés... de Carlo Ancelotti). Difficile de croire que QSI nommera un directeur sportif qui n’a pas l’envergure d’un Leonardo. Pour l’image mais aussi pour convaincre de grands noms de signer au PSG.

MAÎTRISER SA COMMUNICATION ET ARRONDIR LES ANGLES Le candidat idéal : Gerard Houllier

Voilà ce qui a précipité le départ de Leonardo : ses coups de sang face aux arbitres, les critiques répétées envers la compétitivité des clubs français ou leurs méthodes d’entrainement, sa défense maladroite après son coup d’épaule à M.Castro etc. Autant de sorties déplacées qui ont écorné l’image d’un PSG qui s’efforce par ailleurs de maîtriser sa communication. Le prochain bras droit de Nasser Al-Khelaifi se devra d’être plus consensuel, voire plus discret face au média. Pour Damien Comolli, ancien directeur sportif à Liverpool, Tottenham ou Saint-Etienne, le directeur sportif doit communiquer "au compte-goutte et jamais autour du match". Gerard Houllier, coach du premier titre de champion du PSG, a toujours su incarner cette distance, notamment à Lyon. En parfait politique, l'actuel directeur technique des New York Red Bulls sait distiller son message en ménageant les institutions. Avec lui, le Qatar s’évitera bien des sueurs froides.

 AVOIR UN CARNET D’ADRESSE INTERNATIONAL, SES ENTREES AUPRES DES AGENTS LES PLUS INFLUENTS ET DES GRANDS CLUBS Le candidat idéal : Jorge Valdano

L’effectif actuel du PSG est né du carnet d’adresses de Leonardo qui regorge de numéros italiens. Ibrahimovic, Thiago Silva, Sirigu, Verratti, Lavezzi et bientôt Cavani : tous viennent de Serie A. Pour les attirer, Leonardo a su très vite à qui s’adresser. Il connaissait ses interlocuteurs, ce qui facilite toujours les négociations. Le prochain directeur sportif de Paris doit connaitre les agents influents et les décideurs des plus grands clubs européens. Jorge Valdano, architecte des Galactiques du Real entre 2000 et 2006 et grand artisan de la venue des Ronaldo, Kaka ou Özil entre 2009 et 2011, possède un réseau gigantesque et il est libre de tout contrat depuis sa brouille avec Mourinho.

 AVOIR LA FIBRE PSG Le candidat idéal : David Ginola

A l’image du FC Barcelone qui a confié  le poste à Andoni Zubizarreta, figure emblématique du club, le PSG, toujours très soucieux de son image, doit renforcer sa culture club. Avec des propriétaires étrangers et un effectif internationalisé, il se doit d’avoir un référent, un garant de l’identité PSG. Le directeur sportif  doit être celui-ci car il incarne, au contraire de l’entraineur, la continuité de la politique et de la stratégie sportive. C’est un travail à long terme. Alain Roche occupait le poste avant l’arrivée de QSI avec cette étiquette sur le front. Leonardo avait laissé une vraie empreinte sur le terrain malgré sa seule année sous le maillot parisien, mais il ne semblait pas avoir ce rapport de fidélité. Vendredi, la piste Ginola a été évoquée par Le Parisien. Elle a le mérite d’être plutôt glamour et la renommée de l’ancien chouchou de Newcastle a dépassé les frontières hexagonales.

 ETRE CAPABLE DE TRAVAILLER AVEC LES RICHES PROPRIETAIRES DU GOLFE Le candidat idéal : Txiki Bergiristan

Travailler avec QSI implique une ouverture d’esprit, une capacité à lisser son image (voir plus haut) mais aussi à encaisser les coups de sang des propriétaires. Le directeur sportif a un rôle de tampon entre les décideurs et le sportif.  Pour Damien Comolli, comme le foot s’est mondialisé, "le directeur sportif doit avoir une capacité intellectuelle et un bagage culturel qui va au-delà du foot pour comprendre et travailler avec des gens qui ne partagent pas forcément sa culture." Txiki Bergiristan, après avoir fait les beaux jours du Barça, a su parfaitement s’adapter à son nouvel environnement à Manchester City et à ses propriétaires issus des Emirats Arabes Unis.

AVOIR UN OEIL DE LYNX SUR LE FOOT Le candidat idéal : Antero Henrique

Être directeur sportif, c’est aussi et surtout sentir les bons coups sur le marché des transferts, parier sur le potentiel de jeunes talents. Bien sûr, la surface financière du PSG lui permet de limiter les risques en investissant des sommes colossales sur des stars internationales confirmées. Il n’empêche. L’exemple van der Wiel témoigne que personne n’est à l’abri d’un mauvais coup. Porto est la référence européenne en terme de scouting et de recrutement. Depuis 2011, sa balance des transferts affiche un excédent de 121 millions d’euros. Antero Henrique est la tête pensante du recrutement du FC Porto. Il sait mieux que quiconque dénicher la perle rare. Un fin limier qui pourrait éviter quelques accidents industriels à Paris.

Montages photos : @GuillaumeTC (son site : Croisons-Les !)

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