Ligue 1: Avec Ruffier, Saint-Etienne a son ange gardien

Francois-Jean TIXIER

Décisif aux tirs au but face à Karabükspor (1-0, 4-3 t.a.b.) jeudi en barrage retour d'Europa League, Stéphane Ruffier s'est une nouvelle fois transformé en ange gardien des Verts, dont il a contribué au retour sur les devants des scènes nationales et européennes.

Il sera une nouvelle fois l'atout majeur de l'ASSE dimanche au Parc des Princes face au Paris SG, contre qui il a souvent brillé ou même payé de sa personne comme le 5 novembre 2012.

Un geste très dangereux de Zlatan Ibrahimovic à son encontre avait alors provoqué l'exclusion du Suédois (70) et les Stéphanois avaient gagné (2-1).

Arrivé en juillet 2011 pour trois millions d'euros en provenance de Monaco, alors relégué en L2, Ruffier, dont le contrat se termine en fin de saison et qui discute toujours d'une prolongation, a succédé au gardien emblématique des Verts, Jérémie Janot.

Mais l'athlétique portier né à Bayonne a rapidement fait oublier Janot, en sécurisant une défense fragile sur les situations aériennes excentrées, centres et corners.

Les Stéphanois ont ainsi disposé de la deuxième défense en 2012-2013 (32 buts encaissés) et de la quatrième en 2013-2014 (34 buts).

Au-delà des matches, c'est aussi sur les séances de tirs au but que Ruffier s'est illustré depuis son arrivée dans le Forez.

- Déjà au Musée des Verts -

Les Verts lui doivent notamment beaucoup pour la victoire en coupe de la Ligue en 2013, premier trophée depuis 1981.

En 8e de finale, à Lorient, il avait repoussé deux tentatives et s'était interposé sur celle de Thiago Silva contre le PSG en quarts de finale.

Face à Lille, en demi-finale, ses performances dans cet exercice ont certainement pesé sur les tirs manqués par Florent Balmont et Idrissa Gueye.

Sur les six dernières séances de tirs au but, l'ASSE n'en a perdu qu'une, à Cannes en janvier dernier en coupe de France mais c'est Jessy Moulin, son remplaçant, qui était titulaire.

Jeudi, après la tentative ratée par Jérémy Clément, Ruffier s'est donc encore interposé devant Aykut Akgün et Ahmet Özek.

"Je savais qu'il y avait Ruffier", a fanfaronné Christophe Galtier en conférence de presse d'après-match alors que le technicien décompressait nerveusement avant d'être plus sérieux.

"J'ai eu un petit doute mais je me suis dit qu'il était capable et il l'a fait deux fois", s'est réjouit l'entraîneur des Verts.

Ses coéquipiers sont également admiratifs à l'image de Franck Tabanou.

"Il nous a sorti tout son talent. C'est pour ça qu'il est en équipe de France. C'est pour nous sortir des matches tels que celui qu'il nous a livré jeudi", souligne l'ancien toulousain, arrivé il y a un an.

Consultant pour le quotidien local "La Tribune-Le Progrès, Robert Herbin, l'ancien entraîneur emblématique des Verts, qui pouvait compter lui-même sur les exploits du Yougoslave Ivan Curkovic lors de la fameuse épopée européenne du club dans les années 1970, a attribué une note de 9/10 à Ruffier.

"Il a maîtrisé l'épreuve suprême", a notamment souligné Herbin, admiratif d'un gardien qui a déjà sa place au Musée des Verts au stade Geoffroy-Guichard, où une animation permet d'essayer de lui marquer un penalty. Pas simple

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