Ligue 2 : 16 ultras de Saint-Etienne renvoyés en correctionnelle

Après la défaite contre Auxerre en barrage, le terrain de Saint-Etienne avait été envahi par les supporters des Verts. (A. Réau/L'Équipe)

Seize des supporters ultras interpellés lundi matin à Saint-Etienne dans le cadre d'une enquête sur les violences survenues fin mai à l'issue du match de barrage L1/L2 entre l'ASSE et Auxerre seront jugés en correctionnelle.

Seize des supporters ultras interpellés lundi matin à Saint-Etienne dans le cadre d'une enquête sur les violences survenues fin mai à l'issue du match de barrage L1/L2 entre l'ASSE et Auxerre seront jugés en correctionnelle, a-t-on appris auprès d'un des avocats. Il s'agit de membres des « Magic fans » et des « Green Angels », les deux groupes de supporters ultras du club, a précisé Me Laurent Verilhac, qui représente cinq des prévenus.

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Une opération baptisée « Ultras 42 » mobilisant une centaine de policiers a débouché lundi matin sur l'interpellation dans six départements de vingt-sept hommes âgés de 17 à 38 ans selon un communiqué du procureur de Saint-Etienne. Les suspects ont été identifiés après visionnage de dizaines d'heures d'enregistrement des caméras de vidéo-surveillance, permettant de retracer les auteurs des violences à l'intérieur du stade - notamment la tribune officielle-, ceux qui ont participé aux affrontements avec dégradation de mobilier urbain à l'extérieur du stade mais aussi ceux qui ont introduit des fumigènes.

Placés sous contrôle judiciaire avec interdiction de stade

Parmi eux, vingt-quatre vont faire l'objet de poursuites judiciaires. Outre les seize renvoyés en correctionnelle, encourant notamment une peine maximale de trois ans de prison et dont les procès se tiendront le 16 novembre prochain et le 18 janvier 2023, cinq vont être convoqués en comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité pour avoir introduit des fumigènes. Trois autres, dont un mineur de 17 ans, feront l'objet d'une alternative pénale.

Certains suspects avaient déjà été condamnés pour des infractions en lien avec une manifestation sportive. Les seize prévenus renvoyés en correctionnelle seront placés sous contrôle judiciaire avec interdiction de stade, interdiction de participer à un rassemblement et obligation de pointer au commissariat de police pendant les matchs de l'ASSE, selon Me Verilhac. Le parquet de Saint-Etienne a requis le placement en détention provisoire pour l'un d'eux en attendant leur procès.

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