Ligue des champions : le club de Basaksehir, symbole du pouvoir turc sur le terrain, face au PSG

Emma Sarango, franceinfo
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"Le PSG et Monsieur Nasser sont des amis" : voici les mots d'apaisement du président du club turc d'Istanbul Basaksehir, qui reçoit mercredi 28 octobre le Paris Saint-Germain pour la deuxième journée de phase de groupe de la Ligue des champions. Ce déplacement sensible a lieu en pleine crise diplomatique entre Paris et Ankara, d'autant qu'en Turquie, et particulièrement à Istanbul, le football est éminemment politique. Basaksehir, champion en titre, est considéré comme le club vitrine du pouvoir du président Recep Tayyip Erdogan, lui-même ancien footballeur de bon niveau.

Un club pour dominer les autres

Les joueurs portent des maillots orange, comme la couleur du parti au pouvoir. Un des dirigeants est marié à la nièce d'Erdogan et le stade flamboyant a été construit par un très proche du pouvoir. Depuis son rachat en 2014, Basaksehir est le club censé rayonner sur Istanbul et écraser les trois autres, trop peu dociles au pouvoir. Mais sans succès, selon Darane Irak, sociologue du sport spécialiste du football en Turquie : "Bien sûr, la réussite sportive est là. Mais l'objectif du régime n'était pas de créer un club qui fait succès, mais un club qui peut remplacer les trois autres clubs. C'est un échec. Les gens ne souhaitent pas changer leur (...)

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