Ligue des champions : l'OL à la recherche de son efficacité offensive

Melvine Malard traverse une période de doutes. (A. Martin/L'Équipe)

En déplacement à Zurich ce jeudi (18h45) avec une quasi-obligation de gagner pour continuer à défendre sa couronne de champion d'Europe, l'OL féminin doit régler un sérieux problème d'efficacité.

Il est difficile de parler de crise, puisque l'OL est en tête de D1 avec deux points d'avance sur le PSG et garde son destin en main en Ligue des champions au moment de jouer à Zurich ce jeudi (18h45), mais quelque chose ne tourne pas totalement rond chez le champion d'Europe.

« On a un début de saison qu'on n'avait pas pensé avoir, vraiment pas top », confiait Melvine Malard à Clairefontaine, il y a deux semaines. Si décisive au printemps dernier, pour aider l'ogre lyonnais à conquérir une huitième couronne européenne, l'attaquante de 22 ans, qui a prolongé son contrat jusqu'en 2026 mardi, traverse une période creuse. À sa décharge, elle n'est pas seule : l'efficacité en berne arrive en tête de la liste des maux qui embêtent l'OL ces dernières semaines. La victoire étriquée contre Le Havre ce dimanche (1-0) a confirmé la tendance.

Lyon a enchaîné un cinquième match de rang toutes compétitions confondues sans marquer plus d'un but, une première pour lui... depuis octobre-décembre 2005 (6) ! En D1, les Lyonnaises n'ont marqué que 17 buts en 8 rencontres, sans avoir joué ses principaux rivaux (PSG et Paris FC), en dessous de leurs standards des quinze dernières années. La part des coups de pied arrêtés dans le nombre de réalisations en Championnat (7/17 soit 43 %) est un autre indicateur des difficultés à surprendre et conclure dans le jeu. « On se procure beaucoup d'occasions, mais sans en convertir suffisamment, analyse la coach Sonia Bompastor. On le travaille beaucoup à l'entraînement sur différentes situations, de frappes au but, de séquences contre des blocs bas, de centres, avec du travail spécifique. »

Hegerberg laisse un grand videLe poids de l'absence d'Ada Hegerberg est de plus en plus lourd, tandis qu'aucune date de retour n'est encore avancée pour la Norvégienne, qui soigne des douleurs à une jambe et préfère se donner du temps pour comprendre et analyser la réponse de son corps après son terrible enchaînement de blessures graves entre janvier 2020 et octobre 2021. Un point doit être fait en janvier avec le club. « Son expérience et sa qualité de finisseuse nous manquent », concède Bompastor.

Sans elle, ni l'Américaine Catarina Macario (genou), révélation de la saison dernière, ni Amel Majri (récemment maman), qui rejouera au mieux fin décembre, la ligne d'attaque toussote, et les différents essais du staff n'ont pas été probants. « Je dois retrouver le rythme que j'avais dans mes performances, la puissance, faire mal à mon adversaire, ne pas me poser de question », glisse Malard sur son cas personnel. Eugénie Le Sommer et Delphine Cascarino, pourtant plus expérimentées, ont la même marche à suivre. « On a déjà eu des moments difficiles la saison dernière, mais on avait super bien rebondi. On est capable de le refaire, la saison est encore longue », positive Malard.

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Un déclic contre Zürich serait le bienvenu, afin de revoir le printemps européen, en espérant que tout refleurisse une nouvelle fois. « Les joueuses ont de la qualité et ont besoin d'un petit déclic sur le plan de la confiance, j'espère vraiment que ce sera contre Zurich », conclut Bompastor, qui enregistre le grand retour de la milieu allemande Dzsenifer Marozsan, gravement blessée au genou en avril, mais sera privée d'Amandine Henry, touchée à un mollet.