Ligue des champions : la ministre des Sports déplore les « 30 000 à 40 000 personnes » sans billet au Stade de France

De très nombreux supporters de Liverpool sont restés bloqués devant les grilles du Stade de France samedi. (A. Réau/L'Équipe)

La ministre des Sports, Amélie Oudéa-Castéra, a estimé lundi matin que les responsabilités étaient « plurielles » après les incidents qui ont eu lieu à l'extérieur du Stade de France en marge de la finale de la Ligue des champions, samedi, et pointé la présence de « 30 000 à 40 000 personnes » sans billet ou avec des faux.

La ministre des Sports, Amélie Oudéa-Castéra, a défendu lundi le dispositif mis en oeuvre autour du Stade de France pour la finale de la Ligue des champions Liverpool - Real Madrid, alors que des incidents autour de l'enceinte ont contraint au report du coup d'envoi du match et ont provoqué la colère de nombreux fans et observateurs étrangers, des supporters de Liverpool porteurs de billets ayant été retardés ou violentés, cibles notamment de gaz lacrymogènes.

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Interrogée sur RTL, la ministre a déploré « un afflux de supporters britanniques du club de Liverpool, sans billets ou avec des billets falsifiés », les estimant à quelque « 30 000 à 40 000 personnes », et a donc tenu la position défendue depuis samedi soir par le gouvernement, qui a imputé l'essentiel des responsabilités aux supporters anglais.

« Quand il y a cet amas de personnes sur le parvis, il y a des tentatives de forçage des portes du Stade de France, dans lesquelles un certain nombre de jeunes des quartiers ont tenté de s'engouffrer », a-t-elle fait valoir.

Papier contre mobile

Au moment d'évoquer les causes du chaos, la ministre a rappelé qu'une réunion était organisée à cette fin ce lundi matin en présence des parties prenantes, puis détaillé : « On fera un point approfondi d'analyse [...] ces responsabilités sont plurielles : l'UEFA, organisateur ; probablement, certainement un manque de stadiers au niveau de ce qui avait été prévu par la Fédération française de foot, un problème d'exiguité des zones de contrôles... »

Elle a notamment reproché à l'UEFA d'avoir accepté, à la demande du club anglais, les billets sur papier plutôt que sur mobile exclusivement, ce qui aurait contribué à générer selon elle un circuit de billetterie parallèle.

Quant à la présence des forces de sécurité autour du Stade de France, elle a rappelé que celles-ci « avaient été doublées » par rapport à un événement normal, soit 2000 policiers aux abords de l'enceinte. « Mais il est vrai qu'elles ont eu les pires difficultés à juguler les flux compte tenu de cet afflux considérable de spectateurs en surnombre et de façon irrégulière », a-t-elle ajouté.

Alors que la France doit accueillir dans moins d'un an et demi la Coupe du monde de rugby, puis les Jeux Olympiques et Paralympiques en 2024, Amélie Oudéa-Castéra a voulu rassurer : « On est capables d'organiser de grands évenements sportifs [...] la France a un vrai savoir-faire. Je ne suis pas inquiète, je suis très soucieuse qu'on tire toutes les leçons de ce qui s'est passé samedi soir. »

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