Ligue Europa : Nantes coule à Bakou face à Karabagh

Nantes sombre en Azerbaïdjan contre Karabagh. (Reuters)

Nantes a sombré, ce jeudi, à Bakou contre Karabagh (3-0) et tombe de très haut après sa victoire initiale contre l'Olympiakos (2-1) en Ligue Europa.

Le match

Nantes a été surclassé en Azerbaïdjan. En deuxième période, l'équipe de Karabagh a marché sur les Nantais (3-0), les a broyés dans des proportions inattendues tant les Canaris semblaient au-dessus en première période. Il est rare de voir une équipe sombrer à ce point face à un adversaire à première vue dans ses cordes.

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Ce fut d'abord Owusu seul devant le gardien qui ouvrait la marque au coeur d'une défense fantôme (1-0, 60e) puis Zoubir doublait la marque (2-0, 62e) avant que Jankovic ne scelle le score d'une frappe de loin (3-0, 72e). En douze minutes, tout était plié. Et dire qu'Alban Lafont a été l'un des rares Nantais à surnager avec deux ou trois arrêts solides.

Moses Simon avait pourtant montré la voie en première période avec des accélérations dévastatrices mais son manque de justesse devant le gardien l'empêchait de conclure ces raids de dragster (14e, 27e). Avant la pause, Owusu commençait à martyriser l'arrière-garde des jaunes mais trouvait un bon Lafont sur une frappe (36e) puis sur une tête à bout portant (43e).

Ensuite, inexplicablement, il n'y avait plus de match. On est déjà très loin de cette victoire contre l'Olympiakos (2-1), la semaine passée, qui avait fait chavirer la Beaujoire. Il faut déjà replonger dans le quotidien du championnat où ça ne va pas fort non plus. Puis, il faudra repartir à l'assaut de l'Europe. Sans aucune certitude sur la suite après la victoire de Fribourg au Pirée contre l'Olympiakos (3-0).

L'homme : Ludovic Blas

Pourquoi ressortir Ludovic Blas alors qu'il n'a pas été plus catastrophique que les autres, qu'un Ganago, totalement hors sujet, par exemple ? Ou qu'un Moussa Sissoko dont on espère évidemment bien plus pour son retour en France ?

On attend simplement bien plus d'un joueur du niveau de Blas dans un tel contexte. C'est lui qui possède les armes techniques, la qualité pour aider son équipe à sortir la tête de l'eau, à gérer les moments compliqués sous la pression avec sa conservation de balle, sa gestion du tempo. Mais il a traversé la rencontre comme une ombre.

Kombouaré l'a bien laissé sur le terrain au cas où l'un de ses coups de pied arrêtés ferait la différence. Ou qu'un de ses éclairs change la donne. Mais ce n'était vraiment pas la soirée du dépositaire du jeu nantais. Il n'a jamais pesé, n'a jamais été en vue même dans les moments forts de ses équipiers.

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Nantes n'a remporté qu'un match à l'extérieur en cette année 2022 (3 avril à Clermont, 3-2). Cela dit tout de la fragilité de ce groupe loin de ses bases et de ses difficultés mentales. Il n'y a pas de hasard dans ce genre de statistiques. Elle explique pourquoi l'équipe a totalement implosé en douze minutes.

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