L'Italie sacrée championne du monde aux dépens de la Pologne

L'Italie sacrée championne du monde aux dépens de la Pologne

Les Italiens ont remporté le titre mondial dimanche en renversant la Pologne à Katowice (3-1). Après avoir perdu le premier set, l'Italie a dominé les doubles tenants du titre.

Après avoir perdu le premier set, l'Italie a réussi à renverser le cours du match en battant la Pologne, chez elle en finale du Championnat du monde, à Katowice. Dans une salle entièrement acquise à la cause de leur adversaire, les Italiens ont enchaîné trois sets pour l'emporter 3-1 (22-25, 25-21, 25-18, 25-20). Doubles tenants du titre, la Pologne avait éliminé le Brésil (3-2) sur le fil, samedi en demi-finales.

Avec un seul joueur de plus de 26 ans et plusieurs talents, les Italiens ont mis fin à la domination polonaise dans cette compétition, après les titres de 2014 et 2018, et confirmé leur sacre européen de l'an dernier, déjà dans la Soucoupe (traduction littérale de Spodek) de Katowice. Ils renouent aussi avec le glorieux passé mondial de leurs aînés, les « Fenomeni », titrés 3 fois consécutivement en 1990, 1994 et 1998.

C'est pourtant l'autre capitaine, Bartosz Kurek, qui avait donné le ton en début de rencontre, enchaînant les attaques incisives et permettant à la Pologne de remporter la première manche au rythme des « raz, dwa, trzy » (un, deux, trois en polonais) scandés par le public. Rien ne semblait alors pouvoir arrêter les Blanc et Rouge du meilleur joueur du Mondial 2018, qui débutaient le deuxième set par un cinglant 3 à 0.

Le deuxième set : le tournant du match

Mais en fin de deuxième manche, les Italiens ont su serrer le jeu au bon moment, remporter 3 points de suite à 20-20 pour mener 23-20, puis égaliser. Malgré une dernière manche encore disputée, les Polonais ont fini par rompre, comme abattus, à l'image de ce point perdu à 20-17, où aucun des trois joueurs ne s'est jeté pour relancer la balle.

Les Italiens sont déchaînés depuis leur victoire en quarts de finale contre la France (3-2), championne olympique à Tokyo il y a un an, et n'avaient pas traîné contre la Slovénie en demi-finales (3-0).

La jeunesse au pouvoir

Cette équipe plane, portée par sa fougue, sa jeunesse - seul un joueur a plus de 26 ans - et l'ambition de renouer avec son glorieux passé. Emmenée par sa pépite de 20 ans, Alessandro Michieletto, par l'autre réceptionneur-attaquant Daniele Lavia et par le pointu Yuri Romano, elle a totalement retourné la situation face aux Polonais. À ces attaquants, il faut ajouter le passeur et capitaine de l'équipe : Simone Giannelli, sans doute le meilleur joueur de cette finale, sous les yeux de son entraîneur Ferdinando De Giorgi, passeur des « Fenomeni ».

Ce jeune équipage a volé vers un sacre inespéré : après avoir atteint la finale du Mondial, performance qu'elle n'avait plus réussie depuis 1998, elle a remporté le quatrième titre de son histoire.

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