Loire-Atlantique : Peut-on éviter la montée en flèche des dégâts causés par les sangliers ?

J-C. Verhaegen / AFP

FAUNE - Le nombre de dossiers déposés par les agriculteurs a augmenté de 35 % l’an dernier dans le département

« Ils retournent nos terrains pour chercher de la nourriture ! » « Nos cultures sont entièrement détruites à leur passage… » Régulièrement, aux quatre coins du département de Loire-Atlantique, des agriculteurs font part de leur désarroi après les ravages commis par des sangliers dans leurs champs. Un fléau bien connu et qui ne fait qu’augmenter d’années et années, et ce de façon spectaculaire. « Par rapport à l’an dernier, on est sur une hausse de 35 % de dégâts, calcule Denis Dabo, le directeur de la fédération des chasseurs de Loire-Atlantique. Le secteur Nord-Loire est le plus concerné, notamment autour de Guérande ou de Notre-Dame-des-Landes qui est une zone qui n’a pas été chassée pendant longtemps. On voit aussi le phénomène apparaître dans des zones plus ouvertes, plus céréalières. »

Si le diagnostic est aussi précis, c’est que la fédération des chasseurs doit indemniser les agriculteurs sinistrés, depuis qu’une loi des années 1970 a interdit ces derniers de tuer eux-mêmes le grand gibier qui viendrait commettre des dégâts sur leur exploitation. Et cette année, la somme a atteint des records : 417.000 euros. « On dédommage des exploitations maraîchères avec des plans de mâche piétinés, des vergers aussi. Mais ce qui coûte le plus cher, c’est le maïs !, poursuit Denis Dabo. Il f(...) Lire la suite sur 20minutes

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