L'OL doit rebondir à Turin en Ligue des champions

Les Lyonnaises doivent réagir après la défaite à domicile contre Arsenal (1-5), le 19 octobre. (Alex Martin/ L'Equipe)

Corrigé comme jamais sur la scène européenne par Arsenal, à domicile, la semaine dernière (1-5), l'OL féminin est sommé de réagir sur le terrain de la Juventus Turin, ce jeudi, à 18 h 45.

Après y avoir décroché leur huitième couronne européenne devant un Barça annoncé imprenable (3-1) en mai, les Lyonnaises ont retrouvé Turin hier avec la gueule de bois, après avoir subi un crime de lèse-majesté que personne n'avait pu imaginer pour leurs retrouvailles avec la Ligue des champions, la semaine dernière. La gifle reçue à domicile face à Arsenal (1-5) a brutalement mis fin à une série de 15 victoires (en D1, Ligue des champions, et Trophée des champions) qui avait suivi... un revers 2-1 à l'Allianz Stadium de Turin en quarts de finale aller de la dernière édition, le 23 mars.


Une attaque à dynamiser

Si rien n'a fonctionné contre Arsenal, l'animation offensive a été particulièrement alarmante, avec un trio Cayman-Le Sommer-Malard sans idée. L'absence d'Ada Hegerberg en pointe depuis début septembre est de plus en plus pesante, et sa date de retour est inconnue. La Norvégienne soigne des douleurs à une jambe et préfère se donner du temps pour analyser la réponse de son corps après sa longue absence entre janvier 2020 et octobre 2021 (genou droit puis tibia gauche). Sans elle, tout le bloc recule et les espaces se raréfient.


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« On aurait pu se créer plus de situations en étant plus juste dans les 30 derniers mètres. On l'a vu à la vidéo », témoigne Eugénie Le Sommer au sujet de la faillite contre Arsenal. « En termes d'expected goals, on était à 1,81 et Arsenal à 1,83. On a eu 19 tirs au but dont 9 cadrés, elles 14 dont 9 cadrés. Il ne faut pas non plus tout remettre en cause », a de son côté défendu l'entraîneure Sonia Bompastor, évoquant un simple « manque d'efficacité ». L'absence de Delphine Cascarino (adducteurs), sans vraie doublure sur l'aile droite, est une partie de l'explication. Son retour anticipé, annoncé hier, a rassuré Bompastor : « Ça peut nous aider à être plus efficace, elle performe depuis le début de saison et peut faire mal dans la profondeur. »


Des absences à combler

« Avant, l'OL était jalousé parce qu'il avait 25 joueuses de très haut niveau. Il est sorti de ce modèle en faisant confiance à des jeunes comme doublure, mais ça manque aujourd'hui », glisse une source proche du vestiaire. Avec la grave blessure de Griedge Mbock au genou, le départ de Kadeisha Buchanan en juin dernier à Chelsea, et en attendant que Vanessa Gilles se remette d'un début de pubalgie, la jeune défenseuse Alice Sombath (19 ans) est propulsée sur le devant de la scène. La milieu de terrain Inès Jaurena, arrivée de Bordeaux, n'a quant à elle pas encore atteint le niveau Ligue des champions. Sonia Bompastor refuse de se cacher derrière l'hécatombe de blessures (Carpenter, Mbock, Marozsan, Däbritz, Majri, Macario, Hegerberg), mais doit bricoler. La nécessité de densifier l'axe, notamment, se fait sentir, et Amandine Henry pourrait ainsi reculer en défense centrale.


Des cadres pour réagir

Après la gifle, la capitaine Wendie Renard a pris « la défaite pour (elle) ». La Martiniquaise n'est pourtant pas la seule responsable de la faillite collective, et toutes les cadres, si décisives au printemps dernier, doivent répondre. Henry, dont l'influence semble avoir un peu diminué, doit élever son niveau, et Le Sommer peut faire beaucoup mieux. L'attaquante relativise : « Il ne faut pas trop dramatiser non plus. Un résultat ne remet pas tout en cause, il faut se relever ensemble, rester solidaire. »


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