Lorenzo croit "fermement" que Rossi peut encore gagner

Germán Garcia Casanova
motorsport.com

Après neuf saisons chez Yamaha, avec qui il a remporté trois titres, puis deux chez Ducati, la moto avec laquelle il a signé ses trois dernières victoires, .

Lorenzo et Rossi entretiennent aujourd'hui une relation bien plus cordiale que par le passé, et ils collaborent même avec un objectif commun, celui de ramener la M1 vers les sommets. Dans une interview accordée à la chaîne espagnole DAZN, le Majorquin a évoqué celui qui fut pendant sept ans son coéquipier, tout en étant son plus farouche rival. Et il ne tarit pas d'éloges sur le pilote de 41 ans et sur son intention de rester en MotoGP l'année prochaine.

"C'est quelque chose d'unique. Pouvoir à cet âge, à 40 ou 41 ans, continuer à se battre pour gagner des courses en MotoGP, c'est quelque chose d'inhabituel et il a énormément de mérite. Personne ne l'a fait jusqu'à présent, Valentino est le seul, et c'est génial", déclare Jorge Lorenzo. Et l'Espagnol est confiant pour son ancien rival : "Je pense sincèrement que s'il a de meilleures sensations que l'année dernière avec la moto, il pourra énormément améliorer ses résultats et gagner à nouveau des courses. Je le crois fermement."

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Ce qui convainc le #99 en ce sens, c'est notamment le fait que la M1 reste une moto "facile" et douce pour le pilote par rapport aux deux autres machines qu'il a pu découvrir ces dernières années. "C'est vrai que le MotoGP est un sport de plus en plus physique, parce que piloter une de ces bêtes pendant 45 minutes, c'est très dur. Mais la Yamaha est peut-être la moto qui ne requiert pas d'avoir un niveau athlétique dingue pour être compétitif. C'est la seule moto qui permet cela. Pour piloter la Honda et la Ducati, il faut être un athlète parfait afin de tenir le rythme pendant toute la course", souligne-t-il.

Quartararo, le plus proche en termes de pilotage

En tant que pilote d'essai Yamaha, Lorenzo aura pour mission d'aider Rossi, mais aussi Maverick Viñales et , déjà dotés d'une machine officielle cette année et amené à former le line-up factory en 2021. Et dans ce trio, le Français est sans doute celui qui présente le style de pilotage le plus proche de celui du Majorquin. "Si je devais choisir l'un des trois, oui peut-être, bien que Valentino soit également très fin. Il n'est pas aussi extrême que moi, mais il est aussi très sensible. Mais en termes de passage de virage, Quartararo me ressemble davantage. En tout cas, nous sommes quatre pilotes très différents, en termes de pilotage, de mentalité, dans notre manière de faire les choses et de penser."

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Trois ans après son départ de Yamaha, avec qui il avait pourtant été titré une troisième fois en 2015, Jorge Lorenzo reconnaît que le manque de reconnaissance et de considération lui pesait à l'époque. "Plus qu'un manque d'affection, le fait est que Rossi était là, et médiatiquement il était très fort. Dans ce domaine, il était difficile de rivaliser avec lui", admet-il. "Je savais que si je continuais avec Yamaha, j'aurais le meilleur matériel − je l'ai toujours eu et je ne m'en suis jamais plaint. Mais il est vrai que le pouvoir médiatique de Valentino a toujours été très fort et en 2015 cela a vraiment été évident."

"Mais ce n'était pas la raison principale", précise toutefois Jorge Lorenzo. "Je voulais changer, faire quelque chose qui entretienne ma motivation et qui me pousse à me lever le matin en voulant tout donner." Pour autant, il le sait, les nouveaux défis qu'il a relevés lui ont coûté très cher. "Si j'étais resté chez Yamaha, j'aurais probablement eu quelques fractures de moins et j'aurais signé plus de victoires, mes statistiques en général seraient meilleures. Mais si l'on met tout en perspective, je referais ce que j'ai fait."

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