Lorient et Rodez s'en sortent aux tirs au but face à Bastia et Grasse en Coupe de France

Les Merlus ont été gagner à Bastia aux tirs au but. Avant cela, Koné avait marqué puis chambré les supporters de Bastia. (P. Pochard-Casabianca/Afp)

Lorient et Rodez se sont défaits de Bastia (1-1, 4-1 aux t.a.b.) et Grasse (0-0, 5-4 aux t.a.b.) en 16es de finale de la Coupe de France.

Les Bastiais s'étaient qualifiés au 7e tour et en 32es de finale à l'issue de la séance des tirs au but. Elle ne leur a pas réussie, cette fois, puisqu'ils sont tombés dans le même exercice, à l'issue d'un match qu'ils ont pourtant dominé, globalement (1-1, 4-1 aux t.a.b.). Et qui leur laissera donc des regrets.

D'entrée, ils se sont montrés dangereux, plus agressifs et utilisant parfaitement les couloirs de leur 3-4-3, notamment le droit. Ainsi le piston Kevin Van den Kerkhof, au bout d'une chevauchée, a trouvé la transversale de Vito Mannone (24e). Et, préalablement, c'est Joris Sainati, oublié dans la surface, qui avait manqué sa tête (15e).

lire aussi : Revivez la rencontre Bastia-Lorient

Il n'y eut donc, longtemps, pas grand-chose de bon à noter côté Merlus, péchant par individualisme. Les absences de Terem Moffi (malade) devant, Enzo Le Fée (entorse cheville) au milieu, ainsi que de Julien Laporte (phase de reprise) et Gédéon Kalulu (mis au repos), derrière, sont une explication. Sans oublier, dans la semaine, le départ (Bournemouth, ANG), pour l'instant non compensé, de Dango Ouattara, en attaque. Mais ça n'excuse pas tout.

C'est surtout dans l'engagement et l'état d'esprit qu'il a fallu élever le niveau et cela a fini par payer sur un ballon en retrait de Sainati, mal assuré, qui a profité à Ibrahima Koné, dribblant Zacharie Boucher (64e). Mais ce même Sainati, ancien de la maison Orange, a logiquement égalisé, de près et à l'issue d'un corner mal dégagé (81e).

Cette réalisation validait une grosse pression du Sporting, avec des tentatives de Van den Kerkhof (66e), Yohan Baï (80e), par exemple. Encore présente dans les derniers instants, elle ne se concrétisait pas et c'est donc la séance des tirs au but qui départageait les deux équipes et qui ne récompensait pas forcément la plus valeureuse, ce samedi soir.

Grasse a fini par craquerPensionnaire de N2, Grasse s'est incliné aux tirs au but face à Rodez (L2) (0-0, 4-5 aux t.a.b.) après avoir touché à deux reprises les poteaux lors du temps réglementaire.

Grasse ne verra pas les 8es de finale pour la première fois de son histoire. Opposé à Rodez (L2), le pensionnaire de National 2 a été tout proche de créer la surprise : il n'a craqué qu'à la séance de tirs au but et après avoir manqué la balle de match, quand Souda, le sixième frappeur azuréen, a vu son tir repoussé du bout des doigts par Cibois, le gardien de Rodez.

lire aussi : Toulouse, Reims, le Paris FC et Grenoble assurent en Coupe de France

Un dénouement cruel pour des Azuréens qui ont cru ouvrir le score à la 15e minute, quand la tête de Camara a été enlevée in extremis par Cibois, auteur d'une claquette remarquable. Les Grassois ont aussi touché les poteaux à deux reprises, par Ako (62e) et Badalassi (70e), et ils ont mal négocier plusieurs autres incursions dans la surface ruthénoise.

Mais même dominés, les joueurs de Rodez auraient pu voir Gueye, l'avant-centre de Grasse, recevoir un deuxième avertissement à la 50e, quand son pied en l'air sur Mouyokolo a contraint le défenseur à sortir sur blessure. L'équipe de Ligue 2 a aussi vu le capitaine azuréen Medjian repousser sur sa ligne une tête de Raux-Yao (58e). Et elle a surtout pu compter sur son gardien, auteur de trois parades lors de la séance des tirs au but.

lire aussi : Suivez toute l'actualité de la Coupe de France