Lors de France-Espagne, l'arbitrage vidéo a montré qu'il était bien une (r)évolution

En marge du prestige qu'elle peut représenter, la FIFA (en accord avec le board et la Direction Technique de l'Arbitrage) a profité de l'affiche amicale entre la France et l'Espagne pour tester un dispositif vidéo qui va apporter du grain à moudre dans les prochains jours. Mardi soir au Stade de France, les deux arbitres enfermés dans un car régie à l'extérieur de l'enceinte sont intervenus sur demande de Monsieur Zwayer, l'arbitre principal, pour corriger deux décisions initiales. 

Recalés au test espagnol, les jeunes Bleus ont encore des leçons à apprendre

Pour un but d'Antoine Griezmann, d'abord validé puis refusé après quelques secondes de consultation via l'oreillette pour une position de hors-jeu de Kurzawa au départ de l'action. Puis dans la configuration inverse, ensuite, pour finalement accepter un but de Deulofeu initialement refusé pour un hors-jeu inexistant. Deux décisions revisitées qui ont totalement changé la face d'un match au résultat logique, quoi qu'il en soit. 

Les joueurs globalement réceptifs

En salle de conférence de presse avec les sélectionneurs ou en zone mixte avec les joueurs, les débats ont évidemment tourné autour de la question technologique. "C'est une expérimentation, mais c'est à travers les matches et des situations comme ça qu'on va pouvoir permettre d'étendre certaines choses sur différents points pour savoir également quand l'utiliser. En revanche, si ça permet de corriger des erreurs, comme ce soir, ça me semble logique", reconnaissait Didier Deschamps après la rencontre. 

Arbitrage

Un son de cloche similaire se faisait entendre quelques mètres plus loin en compagnie des joueurs. "Je pense que c'est quelque chose qui va aider le football, expliquait Tiémoué Bakayoko. Aujourd'hui c'était du côté espagnol mais peut-être que demain ça nous sourira. Je pense que ce sera utile et je suis favorable à l'arbitrage vidéo. L'arbitre peut se tromper et ça amène des précisions". Malgré un temps de latence qui a quelque peu fait retomber l'émotion d'un but marqué ou refusé, Antoine Griezmann préférait pour sa part faire abstraction du détail : "C'est chiant parce qu'il faut attendre mais c'est pour aider l'arbitre donc tant mieux. Je ne suis ni pour ni contre, ils le mettront s'ils en ont envie. Dans les deux cas il faudra continuer à jouer au football". 

Testé pour la toute première fois en France, l'arbitrage vidéo a démontré qu'il serait - s'il venait à entrer en vigueur - un acteur important du déroulé des rencontres. À l'issue de la rencontre, une majorité retenait donc que son utilisation n'avait en rien dénaturé le résultat. "Ce n'est pas une révolution, c'est une évolution", lançait Didier Deschamps en guise de conclusion.

Julien Quelen, au Stade de France


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