Luc Alphand : « Je dis chapeau »

Luc Alphand. (Dominik Angerer/EXPA/Presse Sports)

Trois fois vainqueur de la descente à Kitzbühel, Luc Alphand admire la persévérance de Johan Clarey (42 ans), deuxième samedi sur la Streif.

« Un podium à 42 ans, que cela vous inspire-t-il ?
C'est impressionnant de garder la foi et le feu sacré, l'envie de prendre des risques à cet âge. C'est ce qui me bluffe le plus. Avoir encore envie de s'entraîner, même si on prend du plaisir sur les courses, il y a quand même un gros boulot derrière, et pas facile. Il peut y avoir de la frustration quand tu as toujours cette victoire à aller chercher, mais c'est un résultat incroyable. Garder cette rigueur, ce professionnalisme sur autant d'années, je dis chapeau !

Comment situez-vous sa carrière ?
Elle est déjà immense, par la durée. Et il a fait tellement de trucs, plein de podiums, une médaille aux Jeux... Il manquera peut-être une victoire, encore qu'il a l'occasion de devenir champion du monde ou de gagner avant la fin de la saison, mais l'exemple qu'il est, la carrière qu'il fait, resteront.

On vous parle encore de vos victoires à Kitzbühel ?
Bien sûr. Chaque fois que la course revient. Et maintenant il y a mon fils (Nils), j'ai les potes à l'arrivée, et même le speaker cite le "fils de". "Kitz", en plus, ce sont mes premières victoires en Coupe du monde (deux en 1995, puis une en 1997), des souvenirs incroyables. Là, je suis au Canada, j'ai croisé des Autrichiens hier (vendredi), ils m'en ont parlé... C'est dingue.

Il y a une sorte de confrérie des skieurs qui gagnent la descente à Kitzbühel ?
Il y a une confrérie des descendeurs, qui vient du respect de la prise de risque. Y en a-t-il une, plus fermée, des vainqueurs à "Kitz" ? Peut-être. Disons que c'est un club fermé, quelque chose qui reste dans une carrière. » B. A. à Kitzbühel

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