L'UEFA s'oppose de nouveau à la Superligue, dont le projet est toujours d'actualité

L'UEFA, dirigée par Aleksander eferin (à droite), a réaffirmé son opposition à la Superligue. (A. Mounic/L'Équipe)

Le projet, rejeté l'année dernière, de Superligue, compétition concurrente de la Ligue des champions, a été remis sur le devant de la scène depuis quelques semaines. L'UEFA a rappelé mardi son opposition à cette compétition.

L'UEFA et plusieurs représentants des clubs, ligues, joueurs et supporters européens ont opposé mardi un nouveau front de refus à une Superligue privée, projet qui a capoté l'an dernier et qu'une nouvelle société (A22 Sports Management) tente de ressusciter. « L'opposition à l'autoproclamée « Superligue » reste écrasante, aujourd'hui comme depuis avril 2021 », assure l'instance européenne dans un communiqué, appuyée par un texte distinct formulé quasiment dans les mêmes termes par la puissante Association européenne des clubs (ECA).

Les structures officielles du foot européen demeurent donc « attachées aux fondements » du sport continental, soit « l'ouverture » des compétitions, « la solidarité » financière et « la méritocratie », incompatibles avec un tournoi privé réservé à une poignée de clubs riches, poursuit l'UEFA.

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L'instance basée à Nyon se réclame de surcroît du « soutien unanime de la Commission européenne, du Parlement européen et de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe », ainsi que « du soutien massif des gouvernements nationaux », écho à la bataille d'avril 2021 qui avait failli faire imploser le football européen.

Un projet encore vivant, mais fragileRéclamée par A22 Sports Management, une structure lancée mi-octobre qui entend ouvrir un dialogue sur l'avenir du football de clubs, une rencontre mardi au siège de l'UEFA à Nyon (Suisse) a tourné à la démonstration de force, selon un participant interrogé par l'AFP. Face aux trois représentants de cette société promotrice, emmenée par l'Allemand Bernd Reichart, l'UEFA avait convié des émissaires de l'ECA, des cinq plus grands championnats, du syndicat des joueurs FIFPro et de l'association Football Supporters Europe.

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« Clairement, les représentants d'A22 ont été surpris par le nombre de personnes présentes, et ils ont été massacrés pendant deux heures », donnant « l'impression d'improviser » sur le sérieux de leur projet, raconte cette source. Alors que trois des douze clubs qui avaient tenté de faire sécession l'an dernier militent encore pour une Superligue (il s'agit de la Juventus Turin, du Real Madrid et du FC Barcelone), A22 affirme ne représenter personne et vouloir simplement « réformer le football ».