Luis Enrique, avant Espagne-Costa Rica : « Très heureux d'être ici »

Luis Enrique en conférence de presse. (J. Sibley/Reuters)

À la veille de l'entrée en lice de l'Espagne en Coupe du monde, ce mercredi (17 heures) face au Costa Rica, le sélectionneur Luis Enrique, souriant et impatient de débuter la compétition, assure que son équipe est prête.

« L'Espagne a une équipe très jeune. Pensez-vous que c'est un atout ou un point faible ?
Je pense que c'est très positif, car les jeunes apportent de l'énergie à l'équipe. Et nous, le staff comme les joueurs plus anciens, gérons tout cela pour tirer le meilleur de chacun.

Vous considérez-vous comme le vrai leader de cette sélection ? Et quel est votre état d'esprit avant votre entrée en lice ?
Le leader de chaque sélection, c'est forcément l'entraîneur. C'est lui qui prend les décisions. Bien sûr que je suis le leader de La Selección. C'est moi qui décide de qui joue, qui est dans liste, la façon de jouer. Mais il faut être un leader au service des joueurs, ce sont eux qui sont sur le terrain dans des situations parfois difficiles. Je suis là pour leur donner des solutions. Je suis très heureux d'être ici et de vivre cette première Coupe du monde comme entraîneur.

Comment vont Alvaro Morata et Dani Carvajal (qui souffraient d'un rhume) ?
Ils vont bien. Ce (mardi) matin, on a parlé avec le staff médical, il nous a dit que tout le monde devrait être prêt, y compris Hugo Guillamon (gêné au genou). On voudrait qu'il puisse toucher un peu le ballon. Nous verrons lors de l'entraînement de ce soir.

Comment avez-vous vécu le départ de José Gaya (blessé à la cheville et forfait) ?
Si j'avais dû prendre une décision en suivant mon coeur et en considérant son professionnalisme, il serait encore là. Mais il faut penser avec la raison. Le médecin m'a dit que son entorse allait l'écarter pendant dix à quinze jours, donc il aurait manqué au moins les deux premiers matches. Je dois penser comme sélectionneur du pays. Si j'avais gardé Gaya ici et que Jordi Alba s'était blessé, on se serait retrouvé en pleine Coupe du monde sans latéral gauche. Gaya méritait de jouer ce mondial, mais je dois penser au meilleur pour l'équipe.

Jusqu'où peut aller l'Espagne dans cette Coupe du monde ?
Si nous pouvons jouer sept matches, pourquoi s'arrêter à cinq ? Mais je crois que c'est l'objectif de tout le monde ! Il faut avoir la foi en ce qu'on fait.

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Comment affrontez-vous ce premier match, émotionnellement ?
Il faut le faire naturellement. C'est un tournoi très particulier. Je pense que c'est très bien de commencer après seulement dix jours de rassemblement, sinon cela monte de semaine en semaine et tu finis avec un trop-plein d'énergie.

Avez-vous des inquiétudes, physiques ou tactiques ?
Non, ni physiques ni tactiques. Je vois les joueurs extrêmement compétitifs lors des entraînements. Ils savent qu'ils peuvent gagner leur place s'ils sont bons lors des séances, et donc ils s'entraînent à haute intensité. Ce soir, nous avons le dernier entraînement et demain matin, avec mon staff, je déciderai du onze titulaire. »

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