Luis Enrique sous le feu des critiques de la presse espagnole après un « fiasco »

« Un mondial trop grand pour nous », titre Marca

Au lendemain de l'élimination de l'Espagne en 8e de finale face au Maroc, les journaux déplorent un fiasco collectif. Et s'interrogent sur le futur de Luis Enrique.

« La Coupe du monde est trop grande pour nous ». En une de son quotidien, Marca donne le ton ce mercredi. Dans ses colonnes, le média madrilène parle d'un « fiasco » après les promesses non tenues de la victoire éclatante face au Costa Rica (7-0). Et s'exaspère du « manque d'éclat » de cette équipe qui n'a pas inscrit le moindre tir au but face au Maroc.

lire aussi : Éliminée du Mondial par le Maroc, l'Espagne trahie par son jeu inoffensif

lire aussi : Les chiffres marquants de l'exploit du Maroc face à l'Espagne

En Catalogne, Mundo Deportivo se moque des joueurs qui n'ont « pas fait leurs devoirs ». Depuis le début de la compétition, le sélectionneur Luis Enrique répète qu'il a demandé à chacun de ses joueurs de tirer 1 000 penalties en club avant le Mondial. Une manière de conjurer le mauvais sort après l'éviction aux tirs au but face à la Russie en 2018.

Enrique sous le feu des critiquesLe quotidien lui reproche deux « grosses conneries », celles d'avoir choisi lui-même les joueurs qui devraient tirer ainsi que l'entrée de Sarabia à la 118e minute, spécialement pour la séance de tirs au but. Le Parisien s'élancera en premier pour voir sa tentative repoussée par le poteau.

Le sélectionneur cristallise les critiques des quotidiens ce mercredi. Tous ou presque parlent d'une « fin de cycle », à l'image de AS. Avec en une « C'est terminé », le journal regrette le « manque d'amélioration par rapport à Hierro » et le fait que l'Espagne perde contre « deux équipes beaucoup plus agressives (Japon et Maroc) ».

lire aussi : Tactique : l'Espagne, la défaite d'une structure aliénante

La question de l'avenir de Luis Enrique à la tête de la Roja se pose donc. AS assure même que la fédération « doute qu'il doive continuer ». Le média explique que le refus de prolonger en amont du mondial n'a pas plu au président de la RFEF, Luis Rubiales. Son salaire, de 3 millions d'euros par an, n'aide pas non plus.

lire aussi : Le sélectionneur Luis Enrique, la vraie star de l'Espagne

Une génération pétrie de talentSurtout, c'est son attitude qui semble avoir déplu en Espagne. L'émission El Chiringuito fustige son arrivée sur Twitch. « On a bien ri de ses streams mais ça a déconcentré les joueurs. Dans 40 ans, on se souviendra de ce Mondial uniquement pour cela. », s'attriste le chroniqueur et ancien joueur Edu Aguirre. Avec un contrat qui expire le 31 décembre, le sélectionneur est dans une mauvaise posture et Marcelino ou encore Rafa Benitez sont annoncés pour lui succéder.

Mais tout n'est pas à jeter et Sport se veut plus conciliant avec l'ancien du Barça. Si le média regrette le piètre bilan de la Roja depuis son sacre en 2010, il se réjouit de l'avenir de la sélection. « Il y a un futur : Pedri, Gavi, Nico Williams, Balde, Ansu... on ne peut que continuer à grandir. »

Les fans de la Roja dépités : «De la tristesse et du désespoir»

lire aussi : Le rêve éveillé du Maroc, tombeur de l'Espagne et quart de finaliste du Mondial

lire aussi : Toute l'actualité de la Coupe du monde