Lutte - Dopage - Report de l'audience au TAS dans l'affaire Khadjiev

L'Equipe.fr
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L'audience au TAS du lutteur français Zelimkhan Khadjiev, suspendu quatre ans pour dopage, n'aura pas lieu ce vendredi. Elle vient d'être reportée à fin janvier. Sanctionné pour dopage au cours des Mondiaux 2019, après un contrôle positif à la trimétazidine, produit non-dopant, le lutteur français Zelimkhan Khadjiev entend contraindre l'Agence mondiale antidopage (AMA) à s'expliquer devant le Tribunal arbitral du sport (TAS). Mais l'AMA rechigne. L'audience prévue vendredi prochain a été reportée. Elle devrait se tenir à la fin du mois de janvier. lire aussi Zelimkhan Khadjiev demande la protection du TAS Outre des explications concernant le fait que ce produit figure sur la liste des produits interdits par l'AMA alors qu'aucune étude scientifique connue ne démontre son caractère dopant, le médaillé de bronze des Mondiaux 2019 (médaille en lutte libre - 74 kg annulée depuis), Khadjiev réclame la nullité de sa sentence pour violation des droits de la défense, manque de base légale et violation des règles antidopage. Le tout assorti d'une sanction financière à l'encontre de l'AMA d'un million d'euros pour le préjudice subi. Or, le greffe du TAS semble réticent à convoquer l'AMA à l'audience. « L'absence de l'AMA s'explique par les relations visqueuses présidant aux relations entre l'ITA (*), l'AMA et le TAS », nous a assuré, de son côté, Me Jacques Boedels, défenseur du lutteur. À noter également le fait qu'aucun spécialiste de pharmacologie ne figure au nombre des témoins annoncés par l'ITA, uniquement des juristes. lire aussi Affaire Khadjiev : l'AMA, attaquée par le lutteur français, se rebiffe Sous réserve de changement de dernière minute, l'audience prévue en visio-conférence sera présidée par le Luxembourgeois Jacques Radoux, avec comme arbitres l'avocat espagnol Me Bernardo Cremades et le professeur italien Luigi Fumagalli. (*) L'ITA (International Testing Agency, constituée par le CIO) se borne, dans cette affaire, à soutenir qu'il suffit que le produit retrouvé dans les urines du lutteur soit sur la liste des produits interdits pour que la condamnation soit prononcée.