Lutte - Programme allégé à l'INSEP, avant les championnats d'Europe de lutte

L'Equipe.fr

Les championnats d'Europe de lutte se tiennent du 2 au 7 mai, à Novi Sad, en Serbie. Nous sommes allés à l'INSEP pour observer l'entraînement de l'équipe de France, dans la dernière ligne droite avant cet événement. Au menu : de la technique, de l'intensité mais peu de volume.Mardi 25 avril à l'INSEP. L'équipe de France de lutte prépare les championnats d'Europe (2-7 mai) qui débutent dans quelques jours, à Novi Sad (Serbie). En l'absence d'une partie du groupe, en stage à Minsk, Mélonin Noumonvi est le seul spécialiste de lutte gréco-romaine à être présent au centre national et à participer à la compétition. Il écourte la séance : « On avait un circuit à haute intensité (voir extrait vidéo) qui représente l'équivalent de trois matches (les combats durent jusqu'à 6 minutes, ndlr). J'ai fait un seul des trois blocs de "3 minutes - 30 secondes de repos - 3 minutes". Non seulement parce que les championnats d'Europe commencent dans une semaine, mais aussi parce que je reviens de blessure ».Il est en effet en phase de reprise : « Il y a un peu plus de trois mois, je me suis déchiré deux ligaments externes de la cheville, l'un partiellement, l'autre totalement. J'ai été plâtré dix jours, puis j'ai fait une phlébite quand j'ai enlevé le plâtre. J'ai repris il y a deux semaines. J'ai bien travaillé sur le haut du corps pendant mes trois mois de blessure mais il faut que les automatismes reviennent... Cela va faire juste pour les championnats d'Europe. On va miser sur l'expérience (sourire) ».Trop tard pour le travail foncierLe contexte particulier dans lequel Mélonin Noumonvi prépare la compétition continentale rend encore plus prégnante la nécessité d'un programme allégé, mais celui-ci est une réalité pour tous les lutteurs. Il est trop tard pour effectuer un travail foncier dans l'optique de cet événement, celui-ci a été réalisé en amont. L'heure est aux ajustements techniques... et à la perte de poids.Perte de poids et entraînement, le quotidien des lutteurs à l'INSEPCe n'est pas la problématique du moment pour Mélonin Noumonvi : « C'est en 85 kg que j'ai été champion du monde, en 2014, mais je ne descends pas toujours dans cette catégorie, seulement lors de mon objectif principal de l'année en général. Pour une compétition comme celle-ci, où je ne fais pas de régime (il combat en 98 kg sur ces championnats d'Europe, ndlr), ça va ! Pour les Mondiaux de cet été, à Paris*, on verra... »Zoheir El Ouarraqe (lutte libre) va quant à lui combattre en 57 kg, sa catégorie habituelle, et il est satisfait de ses "temps de passage" dans sa course contre la montre... et contre la pesée : « Je suis vraiment bien. Je dois encore descendre de 3,5 kg, mais c'est ce que j'ai l'habitude de perdre en une semaine à l'approche des compétitions. »L'après-midi ? C'est repos... ou course à piedIl détaille le planning hebdomadaire des spécialistes de lutte libre, à quelques jours du rendez-vous continental : « Lundi matin, on a fait : séance de lutte pour se déverrouiller, avec surtout de la technique. Puis, l'après-midi : sport collectif. Il ne faut pas se cramer ! Le reste de la semaine, à partir d'aujourd'hui (mardi 25 avril), on va faire de la lutte tous les matins, avec de la vitesse, de l'explosivité, des exercices très courts mais très intenses. En revanche, ceux qui font les "Europe" (dont il fait partie, ndlr) sont dispensés de l'entraînement de l'après-midi (voir ci-dessous). » Le programme établi pour tout le groupe reste susceptible d'être personnalisé. Et il est toujours soumis à la fameuse lutte contre la balance : « L'après-midi, c'est repos pour faire du jus... sauf pour ceux qui sont en retard dans leur perte de poids. Certains sont encore 11 kg au-dessus de leur catégorie à une semaine de la compétition. Donc ils vont courir. » « On travaille sur nos points forts, pour la confiance »Du côté du groupe de lutte féminine, c'est un peu différent : le rythme de deux entraînements par jour est maintenu, mais « les séances durent moins d'une heure, avec de l'intensité le matin et de la technique l'après-midi », précise Koumba Larroque (69 kg).« On fait quelques matches pour se mettre dans l'ambiance compétition et on travaille sur nos points forts pour aborder l'événement en confiance », poursuit la récente championne d'Europe des moins de 23 ans... qui n'en a que 18. Dispensée d'entraînement en début de semaine en raison d'une petite entorse de la cheville, elle sera bien présente à Novi Sad.* Les championnats du monde 2017 se dérouleront du 21 au 26 août, à l'AccorHotels Arena (Paris).Gréco-romaine ou libre, quelle lutte est faite pour vous ?

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