Une lutteuse indienne accuse le président de la Fédération de harcèlement sexuel

Vinesh Phogat. (Sajjad Hussain/AFP)

Vinesh Phogat, l'une des lutteuses les plus médaillées de l'histoire de l'Inde, a accusé mercredi le patron de sa fédération et plusieurs entraîneurs d'avoir harcelé sexuellement des athlètes.

La grogne monte au sein du monde la lutte indienne. Mercredi 18 janvier, Vinesh Phogat, une des lutteuses les plus emblématiques du pays, a déploré plusieurs cas de harcèlement sexuels au sein de la Fédération indienne. Il est notamment question du président de l'instance, Brij Bhushan Sharan Singh, également député du parti au pouvoir (BJP).

« Je connais au moins 10 à 20 filles du camp national qui sont venues me raconter leurs histoires. Elles ont peur en raison de leur milieu d'origine. Elles ne sont pas en mesure de se battre contre eux, ils sont puissants. La lutte est notre seul moyen d'existence et ils ne nous laissent pas l'exercer. Notre seule option est de mourir. Alors autant faire ce qui est juste avant de mourir », a déclaré la lutteuse lors d'une manifestation à New Delhi mercredi.

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Selon la presse locale, le président de la Fédération a nié cette accusation, se disant « prêt à être pendu » si une seule lutteuse était en mesure de prouver tout harcèlement sexuel. Le ministère indien des Sports a demandé à la Fédération de répondre aux accusations dans les 72 heures.