Lyon : Accusées d’avoir falsifié la fiche d’un détenu pour le garder en prison, deux magistrates seront-elles relaxées ?

C. VILLEMAIN

PROCES - La procureure du tribunal correctionnel de Lyon a demandé que les magistrates soient relaxées, le délibéré sera rendu le 26 octobre

Les deux magistrates en charge du dossier ont-elles commis une erreur au point de pousser un détenu à se suicider ? C’est en tout cas l’intime conviction des parties civiles, mais pas celle du tribunal correctionnel de Lyon ayant demandé mercredi la relaxe pour les deux femmes.

Pour comprendre, il faut remonter au 12 juin 2015, à l’issue duquel Eric Hager a été condamné à deux ans de prison dont six mois avec sursis par le tribunal correctionnel de Bar-le-Duc pour des faits de violences volontaires aggravées. Ce jour-là, aucun maintien en détention n’est ordonné sur la fiche pénale, ni prononcé publiquement par le tribunal. L’avocat du prévenu informe dès lors son client, placé en détention provisoire, qu’il pourra sortir dans la journée.

Pendu dans sa cellule

Mais le greffier, qui avait alors constaté l’absence de mention relative au maintien en détention, est retourné voir la présidente du tribunal et la substitute du procureur pour les questionner à ce sujet. Après une brève discussion entre elles, la substitute a rajouté sur la feuille d’audience la mention manuscrite « maintien en détention ».

Éric Hager, qui allait fêter ses 50 ans trois mois plus tard, est immédiatement informé qu’il ne serait finalement pas libéré. Il se suicide quelques minutes après un appel passé à (...) Lire la suite sur 20minutes

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