Média Pitchounes, les journalistes en herbe du Tour de France 2022

Ils n’en ont pas encore l’âge, mais les Toulousains de l’association Média Pitchounes font tout comme de vrais journalistes. -@MediaPitchounes
Ils n’en ont pas encore l’âge, mais les Toulousains de l’association Média Pitchounes font tout comme de vrais journalistes. -@MediaPitchounes

Ils sont à l’âge des études, mais sur le Tour de France 2022, ils font tout comme les grands. Les uns avec le matériel sur les bras, les autres en alerte du moindre sujet, il sont une bande de jeunes adolescents facilement identifiables sur la course, avec leur tee-shirts jaunes sur les épaules, flanqués de leur nom de code : Média Pitchounes.

A l’âge de l’adolescence dans le costume des pros du journalisme

Au départ, rien ne les prédestinait à cet exercice. Média Pitchounes est une association, créée en 2005, dans le quartier de Bagatelle, à Toulouse, visant à l’accompagnement des jeunes dans les lieux de vie sportif. « Cela a commencé comme un club de supporters, avec l’idée de bien se comporter dans les stades », résume Clément Rodriguez, un salarié de l’association. Puis, en 2009, Média Pitchounes a changé de braqué, avec le Tour de France.

Une couverture des trois semaines du Tour de France 2022

Ce « sport de vieux », tel que les plus jeunes le voyaient, est devenu la source de leur motivation et de leur savoir-faire. D’une première expérience dans les Pyrénées est née l’envie de suivre toute la course, sur les trois semaines, et d’en restituer une partie quotidienne, sur les réseaux sociaux. « Avec la Covid, nous étions contraint de ne fonctionner qu’en radio. Mais cette année nous sommes retournés à un format vidéo sur Youtube, avec deux temps forts quotidiens : une recette en fonction des régions que le Tour traverse et une émission par jour sur la course, que nous diffusons le lendemain, à 7h. »

Média Pitchounes c’est une équipe de 25 jeunes sur la course

Même les moins réceptifs finissent par se prendre au jeu. « Au début je n’étais pas trop investie, je ne trouvais pas ça très intéressant. Mais aujourd’hui ça me plaît », raconte Mélina, 12 ans, qui couvre cette année son quatrième Tour de France, pour l’association. Comme elle, ils sont 25 sur la course et une quarantaine à fréquenter Média Pitchounes le reste de l’année. La Grande Boucle n’est qu’un temps fort, certes le principal, mais l’association oeuvre tout le reste de l’année, les mercredis et jours de vacances.

Un budget élevé pour couvrir toute la course, malgré des partenaires investis

Elle dépend pour ce faire, des subventions et de mécènes privés. « La fondation FDJ nous aide beaucoup, la direction du Tour également, et nous avons des entreprises pour partenaires privés ». C’est assez pour couvrir le budget, mais les moyens sont limités. « Surtout quand on va au Danemark, c’est compliqué, car cela a un coût élevé », concède Clément Rodriguez, l’autre salarié de la structure, avec Laurent Girard, à l’origine du projet.

Le départ depuis les locaux de l’association, un inoubliable temps fort

Autre objectif de Média Pitchounes : placer Bagatelle, sur la carte du Tour et de la France. Cela a été mission (presque) accomplie le 18 juillet 2019, au départ de la douzième étape donné, non pas depuis le quartier toulousain, pour des raisons techniques, mais devant le siège de l’association. « C’était vraiment le moment fort de l’association », se rappelle Clément Rodriguez qui ne verra pas cette année, le Tour de France, sous les fenêtres de la maison. S’il sera proche, dans la région, le peloton ne fera ni escale et pas plus de passage, par la Haute-Garonne.

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles