Médias - Pierre Ménès poursuivi dans une affaire de harcèlement moral

L'Equipe.fr
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Une information judiciaire a été ouverte contre Pierre Ménès en décembre 2020. Accusé de «harcèlement moral» par un ancien assistant, le chroniqueur a attaqué celui-ci en diffamation. Mis en cause dimanche après la diffusion d'un documentaire dénonçant des cas de sexisme et de harcèlement dans les médias de sport, Je ne suis pas une salope, je suis une journaliste ! et la censure de son intervention, Pierre Ménès est aussi accusé par un ancien assistant, Emmanuel Trumer, de « harcèlement moral ». Une première plainte avait été classée sans suite, en octobre 2020, « pour infraction insuffisamment caractérisée », mais une nouvelle plainte avec constitution de partie civile, déposée en mai 2020 à Nanterre, a donné lieu à une ouverture d'information judiciaire du chef de « harcèlement moral », le 16 décembre 2020. Un juge d'instruction a donc été désigné pour instruire cette affaire, mais il n'a pas encore entendu le chroniqueur de Canal+ ni celui qui l'accuse. Une « vaste fumisterie » pour son avocat « On va pouvoir verser aux débats les témoignages de toutes ces femmes qui ont été humiliées ou rabaissées par Ménès, ce qui montre bien que c'est consubstantiel au personnage et ce n'est pas que le seul Emmanuel Trumer qui a fait l'objet de ce comportement », précise Didier Seban, l'avocat de l'ancien assistant de Pierre Ménès. « Nous avons des attestations de la société de production (où était employé Emmanuel Trumer à l'époque) et d'autres personnes qui nous assurent à quel point Pierre Ménès a toujours été respectueux avec Trumer et l'a valorisé », assure l'avocat du chroniqueur de Canal+, Arash Derambarsh, qualifiant ces accusations de « vaste fumisterie ». Pierre Ménès a lui aussi attaqué son ancien assistant pour « diffamation publique », alors que celui-ci l'avait notamment accusé sur son site internet de « racisme décomplexé » et de « comportements très graves envers les femmes. » Une audience sur cette affaire a été fixée au 14 juin 2022, au tribunal correctionnel de Paris.