Médias - Piratage - Streaming illégal : Canal+ réclame 29,9 millions d'euros à cinq pirates français

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Dans le cadre du procès qui se tient à Rennes ce jeudi, Canal+ réclame des dommages et intérêts importants à cinq Français ayant créé et administré des sites pirates de streaming de programmes sportifs. Cinq Français de 42 à 56 ans sont jugés ce jeudi en correctionnelle à Rennes pour avoir créé et administré, pendant plusieurs années, des sites de diffusion illégale de programmes sportifs. Canal+, qui s'est portée partie civile, réclame 29,9 millions d'euros de dommages et intérêts aux prévenus qui encourent une peine maximale de dix ans de prison. Les sociétés SFR (éditrice de RMC Sport) et beIN Sports se sont également portées partie civile mais sans évaluer leur préjudice. Il est reproché aux cinq hommes d'avoir diffusé sur « une galaxie de sites », depuis au moins 2014, des événements sportifs (football, basket, rugby...) réservés aux abonnés de chaînes payantes. La chaîne Canal+ était ainsi diffusée gratuitement 24 heures sur 24, selon le président du tribunal. François Lavallière, président de la Juridiction interrégionale spécialisée de Rennes « On ne parle pas de deux ou trois captations de programmes entre copains » Les neuf sites les plus fréquentés ont attiré plus de 7,5 millions de visiteurs uniques de 2014 à 2017, selon une estimation citée à l'audience. En septembre 2017, 327 000 visiteurs uniques se sont connectés sur le site « BeIn Sports streaming », d'après la même source. « On ne parle pas de deux ou trois captations de programmes entre copains », a souri le président de la Juridiction interrégionale spécialisée de Rennes François Lavallière, qui a expliqué que certains prévenus avaient trouvé « légitime », durant leur garde à vue, de mettre ces programmes à disposition « pour ceux qui n'en avaient pas les moyens ». Toute l'actu des médias « Le streaming (illégal) concernerait 500 000 personnes, soit un manque à gagner de plusieurs centaines de millions d'euros », précise jeudi dans Le Monde Didier Quillot, directeur général de la Ligue de football professionnel et nommé fin février président de l'Association pour la protection des programmes sportifs (APPS), qui réunit les chaînes de sport et les ayants droit.

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