Mélanie Henique rêve d'une deuxième médaille mondiale

Mélanie Henique rêve d'une deuxième médaille mondiale sur 50m papillon. (S. Boué/L'Équipe)

Mélanie Henique attend depuis de longs mois la finale du 50m papillon des Mondiaux de Budapest, ce vendredi. À 29 ans, la Français rêve d'une deuxième médaille mondiale après le bronze sur cette même distance, en 2011.

Une semaine qu'elle piétine, qu'elle attend son moment, ce 50 m papillon, avec l'enthousiasme d'une junior affamée. Mélanie Henique a enfin pu s'exprimer et transformer hier son envie débordante en qualifications pour la finale avec le troisième temps (25''41).

« Ça fait treize ans que je suis en équipe de France et ça fait treize ans que je rêve d'être championne du monde, disait-elle trois semaines avant ces Championnats. Je ne m'avance pas, mais j'y vais avec l'envie de jouer et d'être la meilleure, d'aller chercher le meilleur de ce que j'ai. »

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Elle a traversé tellement d'épreuves, surmonté le pire avec la mort de son frère en début d'année, qu'elle apparaît habitée d'une force supplémentaire. « Je le fais pour moi et pour toutes ces années de galère, souffle-t-elle. On en a chié et on est encore là. Ça fait du bien, rien que de se dire ça. »

Avec la Suédoise Sjöström et sa compatriote Wattel pour lui barrer la route
Elle ne laisse rien au hasard, comme guidée par un plan de bataille précis. Après ses deux courses et avant de répondre aux questions des journalistes, elle est vite allée faire sa prise de lactate pour mesurer son niveau de fatigue et déterminer sa récupération. On a l'impression que chaque geste est étudié dans un seul but : gagner.

Elle se sert de l'énergie positive de l'équipe de France, mais a bien fait attention à ne pas tomber dans l'euphorie. La journée aux trois médailles de mercredi, elle l'a vécue devant sa télé car « dans les gradins, [elle] aurait été en transe et ce genre d'après-midi [lui] donne beaucoup d'énergie mais [elle] perd énormément. C'est une semaine de fou, ça fait longtemps que l'on n'a pas vécu ça. » Lors des séries et de la demi-finale, elle a parfaitement géré pour en garder sous la pédale et estime que « le plan est bon pour le moment ».

À 29 ans, elle sait que le temps passe - son unique médaille mondiale remonte à 2011, avec le bronze sur 50m papillon - et qu'aujourd'hui, elle peut toucher son rêve même si la concurrence est rude avec la légende Suédoise Sarah Sjöström (meilleur temps en 25''13), la jeune Américaine Torri Huske (19 ans) ou la Chinoise Yufei Zhang, championne olympique du 200 m papillon et médaillée d'argent sur 100 m papillon à Tokyo. Sa compatriote Marie Wattel (6e temps des demies en 25''56) est aussi de la fête. Mélanie Henique ne pense pas à ses adversaires, elle se concentre sur un seul objectif : la médaille.

Ce jour, elle l'a coché depuis des mois : « Je suis heureuse d'être là parce que ça a été dur. On va kiffer cette finale quoi qu'il arrive (elle souffle), c'est bon d'être là. J'en rêve mais on sera huit à en rêver demain (vendredi) et la meilleure gagnera. » Elle attend ce moment depuis trop longtemps pour ne pas le savourer.

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