Maïva Hamadouche en concurrence avec Estelle Mossely

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Chez les professionnelles, où elle compte 22 victoires (dont 18 avant la limite) pour deux défaites aux points, Maïva Hamadouche est réputée pour sa grande vitalité. (A. Mounic/L'Équipe)
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Championne olympique 2016 à -60 kg, Estelle Mossely veut conquérir de nouveau l'or en 2024 à Paris. Mais Maïva Hamadouche, vainqueur de sept championnats mondiaux professionnels, a annoncé qu'elle visera la qualification dans la même catégorie.

Maïva Hamadouche (32 ans), vainqueur de sept championnats mondiaux professionnels, vice-championne d'Europe amateur 2019 et sélectionnée aux Jeux de Tokyo, a annoncé mercredi qu'elle visera la qualification à -60 kg pour les Jeux Olympiques de 2024 à Paris. Or, Estelle Mossely, championne olympique au même poids en 2016, est bien décidée à conquérir de nouveau l'or en 2024. Mais une seule Française pourra viser la qualification dans chaque catégorie.

« La candidature de Maïva nous intéresse, précise Stéphane Cottalorda, nouvel entraîneur de l'équipe de France femmes, car il n'y a pas beaucoup de concurrence en France à -60 kg. Et l'inconnu c'est : Estelle sera-t-elle capable de faire de nouveau le poids ? Elle nous avait dit qu'elle ferait les championnats du monde en mai dernier, mais elle ne les avait finalement pas faits. Elle nous a dit qu'elle se consacrait à sa carrière pro jusqu'à la fin de l'année, mais qu'elle reviendra en équipe de France en 2023. Mais si le premier tournoi comptant pour le classement olympique le 5 janvier a bien lieu (on n'en sait rien, puisque le CIO a repris à la fédération mondiale de boxe la qualification olympique), c'est Maïva qui y ira, car Estelle ne sera pas prête. »

Stéphane Cottalorda

« Si Estelle doit revenir, elle doit prendre Maïva comme une sérieuse concurrente »

Hamadouche a déjà retrouvé l'équipe de France lors d'un stage en juin à Istres. « Maïva disputera le tournoi de Pologne en septembre, précise Cottalorda, afin de la jauger en vue de la sélectionner ou pas pour les championnats d'Europe en octobre. Si Estelle doit revenir, elle doit prendre Maïva comme une sérieuse concurrente. »

Les professionnelles étant autorisées aux Jeux, Hamadouche avait réussi à se qualifier pour Tokyo où elle avait été battue par la Finlandaise Potkonen sur une décision aux points controversée au premier tour des -60 kg. De retour chez les pros (dix rounds de deux minutes, au lieu de trois rounds de trois minutes de la boxe olympique), la Française perdait aux points son titre IBF face à l'Américaine Mikaela Mayer, tenante WBO, en novembre 2021 à Las Vegas, en championnat du monde d'unification des super-plume (-58,967 kg). Leur duel allait être désigné « combat femmes le plus spectaculaire de l'année ».

« Je garde une amertume de mon aventure à Tokyo, car je méritais d'aller plus loin, estime Hamadouche. J'ai le niveau pour avoir une médaille à Paris. Je ne ferme pas la porte à la boxe professionnelle, mais je compte faire le maximum pour me qualifier pour Paris. »

Mossely (29 ans), mère de deux petits garçons et divorcée de Tony Yoka, est également professionnelle, vainqueure de ses dix combats (dont un avant la limite). Elle n'a pas réagi à la décision d'Hamadouche de viser Paris 2024, car, selon son entourage, « Estelle ne communique pas actuellement ».

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