Malgré la météo agitée, Emmanuel Macron sera au départ de la Route du Rhum

Le départ de la Route du Rhum sera donné dimanche à 13 heures 02 à Saint-Malo. (S. Boué/L'Équipe)

Météo corse ou pas, le départ de la Route du Rhum est confirmé à dimanche, sous les yeux du Président de la République Emmanuel Macron.

Michel Desjoyeaux, qui n'a jamais fait dans les piscines (ce n'est pas la même orthographe), n'a jamais eu ni la langue, ni le reste, planqué dans son ciré. Un petit tweet, comme il sait les ciseler, tapé depuis Royan, a cloué aux remparts malouins les marins qui suggéraient que, peut-être, un report du départ de dimanche 13 heures 02 serait une lumineuse idée au vu des conditions météorologiques annoncées.

« Ça reste la Route Du Rhum, pas une traversée de baignoire », a-t-il résumé. Et de préciser : « la direction de course est souveraine, si elle donne le départ, les concurrents sont libres de partir, puis de se mettre à l'abri, c'est leur seule responsabilité, leur choix ! Sans risque, jamais. Musclé, indéniablement ! » En 2002, l'année dite de la déroute du Rhum (trois multicoques à l'arrivée sur dix-huit partants), Michel Desjoyeaux s'était réfugié plusieurs fois dans un havre pour construire son succès.


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En d'autres termes, Francis Le Goff, le directeur de course, confirme qu'il va falloir assumer de faire le métier : « Le départ c'est dimanche. » Avec le Président Macron, qui sera certainement secoué, à bord de la frégate de la marine.


138 bateaux au départ

La mini interrogation concerne l'étroit passage des écluses, surtout pour les trimarans Ultims, grands comme trois courts de tennis, très sensibles au vent et susceptibles de voir leur fragile carbone drossé contre le granit. Leur sas horaire, prévu en milieu d'après-midi, devrait être élargi. « On verra si on peut tout sortir » précise Le Goff. Sinon un nouveau créneau s'ouvrira en pleine nuit.


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La grisaille agitée qui a succédé au soleil insolent a rappelé qu'on était en automne. « Si je devais partir pour un record, je ne partirais pas dimanche, résume François Gabart. Mais je dirais malgré tout que c'est une situation classique pour un mois de novembre. Il n'y a rien de changé. Il faudra aller vite tout en se préservant. »

Il faudra néanmoins négocier en entame un vent frontal et soutenu qui empêchera de tirer droit jusqu'à la bouée du cap Fréhel, imposant divers changements de direction. Un bel embrouillamini méga stressant pour une flotte de 138 bateaux avant de faire face lundi, à 40 noeuds de vent, avec des creux de cinq à six mètres. Ce n'est pas très « baignoire » en effet, même à remous.


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