Manu Dibango: le football et la CAN à l'origine de Soul Makossa, son titre phare

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Une légende du saxophone et de l'afro-jazz qui a connu son meilleur succès, planétaire, sur une face B. Tel a été le destin de Manu Dibango, fauché mardi par le Covid-19 à l'âge de 86 ans. L'artiste camerounais est devenu une star internationale avec Soul Makossa, qui a fait danser les États-Unis aussi bien dans sa version originale que dans des reprises qui ont fini par dépasser sa notoriété. Il n'avait pourtant pas imaginé une telle popularité pour ce titre, qui aurait pu rester dans l'ombre d'un hymne pour l'équipe nationale de football du Cameroun.

En 1972, Manu Dibango se propose pour apporter sa touche musicale à la huitième édition de la Coupe d'Afrique des nations de football. Celle-ci se déroule au Cameroun pour la première fois. Les seize matchs de la compétition sont prévus à Yaoundé et Douala, la ville natale de l'artiste. Ce dernier propose de composer un hymne officiel pour la compétition. "Un hymne que personne ne connaît", s'amusait-il récemment au micro de RFI.

La défaite du Cameroun a failli faire oublier le disque

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Il lui faut néanmoins une deuxième oeuvre pour compléter le 45 tours. Il écrit une oeuvre en mêlant la musique traditionnelle de Douala avec la soul: Soul Makossa.

Problème: le Cameroun est battu 1-0 par le Congo en demi-finale de sa CAN. Les Lions Indomptables sauvent leur tournoi en remportant largement 5-2 le match pour la troisième place contre le Zaïre. Pour autant, "comme on a perdu la Coupe,...

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