Marathon des Sables - Marathon des Sables 2017 : 32 ans que ça dune !

L'Equipe.fr
La 32e édition du Marathon des Sables s'est élancée ce dimanche matin (9h00 GMT) dans le Sahara. 1167 coureurs venus de 53 pays ont pris le départ de la course à étapes de 237 km en plein désert. Retour sur une journée particulière.

La 32e édition du Marathon des Sables s'est élancée ce dimanche matin (9h00 GMT) dans le Sahara. 1167 coureurs venus de 53 pays ont pris le départ de la course à étapes de 237 km en plein désert. Retour sur une journée particulière. Le désert appartient à ceux qui se lèvent tôt. Ce dimanche, le Bivouac se réveille aux toutes premières lueurs sahariennes du soleil. Il est 5h30 (GMT), il fait encore frais et une centaine de personnes allouées au montage et démontage du village nomade sont déjà à pied d’oeuvre pour assurer le transit des 450 tentes berbères vers une prochaine étape. Une autre partie de l’organisation s’occupe de rendre la zone de transition vierge de tout passage humain. Quatre heures plus tard, l’endroit est redevenu désert. Les 2000 personnes de la caravane "MDS" se donnent rendez-vous sur le nouveau camp, une trentaine de kilomètres plus au Sud-Est, au beau milieu des dunes. Tous s’y retrouveront plus tard dans la journée, par des voies bien différentes.30,3 km pour la 1re étapeCe sera la route, puis une bifurcation loin du bitume sur des pistes plus sablonneuses pour la majorité de l’équipe logistique, et l’air pour les deux hélicoptères de l’organisation. Celle de la rocaille, des dunes de sable et de l’auto-suffisance alimentaire pendant 30,3 km pour tous les concurrents, âgés cette année de 16 à 81 ans. Au petit jour, tous sont prêts à s’élancer pour les six étapes et 237 km de l’épreuve, au pic du soleil, sous une chaleur pouvant atteindre 45°. Sourire et stress se mêlent à une confiance quasi-inébranlable. « Je me sens vraiment prêt, je n’ai pas peur », assure le Danois Thure Baastrup, qui arrive tout droit du froid glacial du Groenland et ses -25°. « Après les cinq premières minutes, tu ne seras plus stressée », assure l’Anglais Benjamin Rolfe, déjà participant en 2011, à sa fille Emily (16 ans), plus jeune coureuse du MDS 2017."Highway to Hell", une tradition pour démarrerLa veille, tous sont passés par l’inspection technique et médicale, ultimes vérifications de la conformité du poids du sac à dos (entre 6,5 et 15 kg, hors bouteilles d’eau) et des calories minimum à emporter (14 000). A quelques minutes du départ donné à 9h00 (GMT) par le créateur et directeur de la course Patrick Bauer au son de "Highway to Hell" d’ACDC - une tradition -, marcheurs et coureurs de tous niveaux et venus du monde entier (53 pays représentés) se mélangent.Sur cette première étape, le paysage évolue. Les dunes de sable remplacent progressivement les espaces rocailleux. Chez lui, le Marocain Mohamed El Morabity avale ce premier tronçon en un peu plus de deux heures (2h10’36", soit 13,92 km/h de moyenne), pour sa première participation… juste devant son frère Rachid (2h10’54", 13,89 km/h), quatre fois victorieux de l’épreuve (2001, 2014, 2015, 2016) et ultra- favori. Première française, Nathalie Mauclair achève la course en 2e position (2h44’57", à 11,02 km/h de moyenne) derrière la Suédoise Elisabet Barnes (2h38’13", 11,49 km/h). « Ca s’est bien passé, il y avait moins de vent que l’année dernière », lance la Sarthoise, 2e de l’épreuve l’an passé, bas de contention levés. Un peu plus loin, chacun avance vers sa propre victoire. L’important est de franchir la ligne d’arrivée avant 19h00 et les deux dromadaires annonciateurs de la fermeture du cortège. Place ensuite aux soins, à la récupération, aux premières impressions, aux moments de partage. Et demain, tout recommencera.Les conseils de Karim Mosta, 29 participations au Marathon des Sables

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