Marathon des Sables - Marathon des Sables 2017 : « Pour fêter ma victoire sur le cancer du sein »

L'Equipe.fr
A 47 ans, Joëlle Thils fait partie des 1167 concurrents qui se sont élancés pour la 32e édition du Marathon des Sables. Ayant trouvé dans la course à pied une forme de thérapie à un cancer du sein qu'elle a vaincu, la Belge est en train de « réaliser un rêve » dans le désert marocain. Rencontre.

A 47 ans, Joëlle Thils fait partie des 1167 concurrents qui se sont élancés pour la 32e édition du Marathon des Sables. Ayant trouvé dans la course à pied une forme de thérapie à un cancer du sein qu'elle a vaincu, la Belge est en train de « réaliser un rêve » dans le désert marocain. Rencontre.A l'arrivée de la troisième étape du Marathon des Sables (MDS), mardi, Joëlle Thils est tout sourire. La concurrente belge de 47 ans vient de passer la barre des 100 km parcourus dans cette 32e édition de l'épreuve, disputée en auto-suffisance alimentaire en plein Sahara. Malgré une fatigue légitime après 23h47'40" d'efforts fournis depuis le départ dimanche, et comme depuis le début, elle savoure. « Dimanche, au tout premier poste de contrôle, j'ai croisé Patrick Bauer, le directeur de la course, et je lui ai dit "merci"... Être ici, c'est comme dans un rêve ». Mêlant fierté et optimisme, l'intonation de voix de la responsable marketing reste identique lorsqu'il s'agit d'évoquer les souvenirs de son cancer du sein, il y a tout juste dix ans. Une maladie qui l'a contrainte à un traitement lourd, deux mastectomies, de la chirurgie réparatrice, mais aussi conduite à une pratique assidue de la course à pied, de la Belgique en passant par l'Italie, la France, l'Allemagne ou encore les Pays-Bas... jusqu'au Marathon des Sables.« Participer au MDS est l'occasion de tourner la page de la maladie grâce à quelque chose de beau et de fort, 10 ans après le diagnostic de mon cancer du sein », explique-t-elle. Début 2007, Joëlle Thils débute tout juste la course à pied et prend connaissance de sa maladie quasiment au même moment. Malgré les traitements lourds et les chirurgies, elle décide de rester en mouvement. « Courir m'a aidée à trouver la force de me battre, affirme la concurrente au dossard 342, membre de l'équipe Trakks Team Belgium. J'ai continué à courir malgré les chimiothérapies, à mon rythme, sans contre-indications de mon médecin. Cela m'a aidée à évacuer tout le stress et la rage que j'avais en moi. C'est important, car on sait aujourd'hui que le stress peut être impliqué de manière forte dans les rechutes ».En 2009, le marathon de Venise a tout changéEn 10 ans, non seulement la Belge ne connaît pas de rechute mais dispute notamment quatre marathons : Berlin, Amsterdam, Bel Oeil (Belgique) et surtout Venise, son tout premier, en 2009. La réussite des 42,195 km italiens est le point de départ de tout son cheminement psychologique et physique vers le Marathon des Sables, huit ans plus tard. « Je me souviens de chaque moment de cette course à Venise. Lorsque j'ai passé la ligne d'arrivée, je me suis dit qu'un jour je participerais au Marathon des Sables ». La coureuse allonge les distances et se donne tous les moyens d'atteindre son Graal en faisant appel à un coach en 2016. « Quand je me suis inscrite au mois de mai, j'ai choisi un préparateur qui s'était déjà occupé d'autres coureurs pour l'épreuve. Je recevais un planning spécifique mensuel, où il me proposait de faire quelque chose tous les jours : soit de la natation, soit de la course à pied, soit du VTT... Des activés croisées pour éviter les blessures. »Au moment de faire un rapide point sur son état physique à l'aube de la « grande étape » de mercredi, longue de 86,2 km, elle assure que « tout va bien ». Sa plus grande force en cas de coup dur mercredi, dans les dunes de sable, sous un soleil de plomb ? « Mon fils et mon mari, qui veillent sur moi, tous les gens qui sont derrière moi et mon envie de vaincre. Ce Marathon des Sables est un moment de partage unique, le moyen de fêter cette victoire contre le cancer. A mon petit niveau, j'espère montrer à toutes les personnes malades qu'il y a de l'espoir, qu'il faut s'accrocher à la moindre petite lumière, et que non, le cancer ne gagne pas toujours. »L'homme qui venait du froid32 ans que ça dune ! Les conseils de Karim Mosta

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