Marcelo Bielsa réclame 3 millions d'euros à l'OM

Marcelo Bielsa le soir de l'annonce de sa démission. (F. Faugère/L'Équipe)

Marcelo Bielsa réclame trois millions d'euros à l'OM, club dont il avait démissionné en août 2015, ont expliqué ses avocats vendredi devant le conseil des prud'hommes de Marseille, qui doit rendre sa décision le 27 janvier.

Le 8 août 2015, juste après une défaite face à Caen (0-1), Marcelo Bielsa démissionnait de son poste d'entraîneur de l'OM, justifiant sa décision par un désaccord entre lui et la direction du club. Plus de sept ans plus tard, l'Argentin réclame trois millions d'euros à l'Olympique de Marseille. C'est ce qu'ont expliqué ses avocats vendredi devant le conseil des prud'hommes de la cité phocéenne.

Mes Benjamin Cabagno et Arnaud Ibanez, ont dénoncé « une faute » et une « stratégie déloyale » de l'OM dans la gestion de son contrat de travail. En cause, selon les représentants de l'entraîneur, le non-respect d'un accord avec le président du club Vincent Labrune portant sur une augmentation de 25 % du salaire de Bielsa entre la première et la deuxième saison.

Le club, alors représenté par le directeur général Philippe Perez et l'avocat de l'actionnaire majoritaire de l'époque, Margarita Louis-Dreyfus, aurait écarté l'augmentation de rémunération mensuelle nette d'impôts de 185 000 € au dernier moment, entraînant le départ de l'entraîneur argentin.

Décision attendue le 27 janvier


« L'OM a un peu magouillé le système », a résumé la défense de l'entraîneur, qui réclame en dédommagement les salaires majorés de 25 % de la saison 2015-2016, soit 2,775 M€, un préjudice moral chiffré à 20 000 € et un préjudice d'image et de notoriété de 180 000 €, sans compter le règlement d'un contentieux fiscal. « Pour le grand public, c'est lui le responsable. En démissionnant en pleine saison, il s'en est pris plein la tronche », a déclaré Me Cabagno pour justifier la demande de dédommagement du préjudice d'image.

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L'OM a de son côté demandé au conseil des prud'hommes de débouter son ancien entraîneur de toutes ses demandes, la procédure, engagée seulement en 2019, étant jugée largement prescrite par Me Cristel Schwing, avocate du club. « Les négociations entre le président Vincent Labrune, qui aurait donné son accord pour une augmentation de salaire de 25 %, et Marcelo Bielsa n'engagent pas le conseil d'administration », a-t-elle aussi estimé. Le conseil des prud'hommes de Marseille doit rendre sa décision le 27 janvier.

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