Marcus Thuram : « Mon père m'a toujours dit de rester moi-même »

Marcus Thuram : « Mon père m'a toujours dit de rester moi-même »

Marcus Thuram pourrait marcher sur les traces de son père au Qatar. Mais l'attaquant du Borussia Mönchengladbach ne se met pas de pression particulière.

« Quels conseils votre père Lilian vous a donné avant cette Coupe du monde ?
Il m'a toujours donné les mêmes depuis que je suis petit. De rester moi-même. Il veut que je profite de l'expérience à fond et que je donne mon maximum. Je veux profiter de chaque sélection.

Où vous situez-vous dans la vie de groupe. On vous savait proche de Karim Benzema. Son départ vous a-t-il affecté ?
Je suis un membre du groupe comme n'importe quel autre joueur. On est tous dans le même bateau. Le départ de Karim a été compliqué pour tout le monde, encore plus quand on perd un Ballon d'Or.

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Comment avez-vous vécu d'être le dernier appelé (avant Randal Kolo Muani) ?
J'ai suivi la liste comme n'importe qui. Après, j'ai reçu un coup de fil juste avant le rassemblement pour me dire de venir. Mais quand j'ai vu la première fois (qu'il n'était pas là), je ne voulais pas m'énerver. Cela ne dépendait pas de moi.

Votre papa a été champion du monde en 1998. Est-il fier de votre présence. Qu'est-ce que ça fait d'être son fiston ?
Je n'ai pas cette pression. Peut-être après ma carrière si j'ai fait quelque chose de fort également. Mais pas à l'instant T. Mais j'adore mon papa ! C'est une fierté et ça ne me pose aucun problème de parler de lui.

Qu'est-ce que vous pourriez apporter de plus dans l'animation ?
Le coach le sait. Je me tiens prêt s'il fait appel à moi.

Lors de France-Suisse en huitièmes de finale de l'Euro 2021, vous avez transformé votre tir au but (3-3, 4-5 aux tirs au but). Est-ce un moment important de votre carrière ?
Cela a été un levier. J'ai pris mes responsabilités devant tout un pays qui vous regarde. Cela a été un petit changement.

Sentez-vous aujourd'hui que vous avez passé un cap ?
Mentalement, j'ai fait un gros travail. La saison passée a été compliquée et particulière. Je me suis réaxé en tant que numéro 9 et il y a eu une vraie prise de conscience. Ce passage en 9 m'a fait passer un cap. Je me focalise plus sur les buts en essayant de ne pas me prendre la tête avec les stats. Mais on doit quand même l'être quand on est attaquant.

Estimez-vous qu'on attend plus de vous depuis le forfait de Karim Benzema ?
Ce n'est pas parce que Karim est parti que je change de statut.

Vous avez aussi un lien particulier avec Kylian Mbappé. Que pensez-vous de son évolution ?
On s'est croisés à l'INF. Je savais qu'il avait quelque chose de spécial. On a gagné l'Euro U19 ensemble. C'est quelqu'un qui n'a pas changé. C'est un bonheur de l'avoir dans l'équipe.

Le retour de Raphaël Varane est une bonne chose ?
Raphaël Varane est un taulier de l'équipe. Il a un grand poids. Le fait de l'avoir avec nous est rassurant.

Les défaites de l'Allemagne et de l'Argentine face au Japon et l'Arabie saoudite sont-elles des surprises pour vous ?
En 2022, on ne peut plus parler de surprises. Les joueurs évoluent presque tous maintenant dans de grands Championnats.

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Hugo Lloris (140 sélections) peut battre le record de sélection prochainement de votre père (142)...
Mon papa n'espère qu'une seule chose, qu'Hugo le batte. Cela signifiera qu'on est allés loin dans la compétition.

Votre frère Khephren, qui joue à Nice, aurait-il pu faire partie de cette liste pour la Coupe du monde ?
Il avait réalisé une très bonne deuxième partie de saison avec Nice la saison passée. J'espère qu'il va connaître la même chose que moi rapidement. Je dis souvent que c'est le plus fort de la famille. »