Marie Wattel, vice-championne du monde du 100 m papillon : « J'ai mis toute ma rage »

Après le titre de Léon Marchand la veille, Marie Wattel remporte la deuxième médaille française. (S. Boué/L'Équipe)

Après beaucoup de doutes, Marie Wattel a remporté dimanche sa première médaille mondiale à 25 ans. Deuxième du 100 m papillon avec un record de France (56''14) à la clé, la Marseillaise d'adoption pleurait d'émotions.

« Que signifient vos larmes ? Ce sont des larmes de joie ?
Des larmes de joie et de soulagement. J'ai connu beaucoup de doutes en début d'année. Il y a deux mois, je ne faisais même pas le temps pour me qualifier aux Championnats du monde, on a dû prendre mon temps des Jeux (56''16) et là je bats mon record de France (56''14). Je ne m'attendais pas à être à ce niveau-là. Je trouve que je le mérite et je suis super heureuse. J'ai déjà pleuré dans l'eau. Ça fait longtemps que je crois à une médaille, ça ne s'était jamais concrétisé et là ça se concrétise.

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« Il y a du chemin, beaucoup de doutes, d'échecs, de moments très durs et ça fait du bien que ça paie »

Réalisez-vous que vous êtes vice-championne du monde ?
Vice-championne du monde (elle pleure). Ma première sélection, j'avais tout juste 16 ans et là je fais ma première médaille en individuel à 25 ans. Il y a du chemin, beaucoup de doutes, d'échecs, de moments très durs et ça fait du bien que ça paie. Je suis contente parce que mes parents sont dans les gradins. Franchement je n'y croyais pas du tout.

Quand j'ai vu ma demie (2e temps des demies en 56''8), je me suis dit que je n'avais pas beaucoup de marge, j'essayais de ne pas trop m'emballer et de ne pas me dire que je jouais la médaille. Je crois que les 15-20 derniers mètres, j'ai tout mis, j'ai mis toute ma rage de ces dernières années et ça paie. Peut-être 55'' cet été (Championnats d'Europe à Rome en août), j'espère, on verra bien.

La finale des JO vous a-t-elle servi de déclic ?
Il n'y a que deux centièmes d'écart entre mon temps en demie aux Jeux et ici. Mais c'est une course complètement différente, que j'aborde complètement différemment. Ce qu'on travaille avec Julien (Jacquier, son entraîneur), c'est vraiment cette patience pour pouvoir dégainer toute mon énergie sur les 20 derniers mètres. Ça fait seulement quelques semaines qu'on travaille sur ça et se dire que ça paie déjà, je suis vraiment excitée et confiante pour la suite. »

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