Marin d'exception, anobli par la reine d'Angleterre, pionnier de l'écologie et tué par des pirates : la vie romanesque de Peter Blake

Julien Lamotte
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Tout ça pour des montres. Oui, des montres. Peter Blake a perdu la vie en défendant son bateau attaqué par des pirates sur les rives de l'Amazone, du côté de Macapa, au Brésil. Ces bandits, surnommés les "ratos d'agua" (les rats d'eau) ont réussi à s'échapper avec des montres. Blake, lui, n'a pas échappé à la mort. Cela fera vingt ans le 6 décembre prochain.

Une fin sèche, brutale, inattendue. Comme dans un roman. Peter Blake, par sa corpulence, son charisme et son goût de l'aventure avait d'ailleurs des petits airs de Jack London. "Il suffisait qu'il rentre dans une pièce pour savoir qu'il était là" se souvient Dean Barker, l'un de ses successeurs à la barre du défi néo-zélandais en America's Cup. Avec ses deux mètres de haut, sa moustache et sa stature de granit, il était de toute façon difficile de le louper.

Ogre des mers

Ce qui frappait avant tout chez Blake, avant même sa présence physique, c'était ce regard malicieux, dépourvu de tout cynisme. Mais, lorsqu'il s'agissait de défier la mer et ses adversaires, Blake retrouvait alors son instinct de tueur. Le navigateur kiwi est le seul à avoir remporté la Whitbread (course autour du monde en...

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